Les Lundis de la presse/Haïti-Education

Plus de 140 000 candidats attendus au bac 2017-2018

144 760 candidats s'apprêtent à prendre part aux examens du baccalauréat. Les épreuves se tiendront du 25 au 28 juin sur l'ensemble du territoire. Le ministère de l'Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) met les bouchées doubles et avertit les fraudeurs.

Publié le 2018-06-18 | lenouvelliste.com

Selon les responsables, toutes les dispositions sont prises pour le bon déroulement des examens du bac de cette année. 144 760 postulants au total sont appelés à subir les épreuves sur tout le territoire national. « Ces examens sont très importants pour le pays. Nous avons tout planifié pour que ces épreuves se réalisent dans un très bon climat. La Police nationale sera mobilisée en ce sens pour assurer la sécurité de tous. En plus, pour rassurer les candidats, les copies d’examens sont très bien traitées et seront à la portée des élèves qui ont étudié assidument », a rassuré le ministre de l'Education nationale, Pierre Josué Agénor Cadet, avant de rappeler que ces épreuves vont coûter à l’État haïtien une enveloppe de 600 millions de gourdes.

Sur un total de 144 760 candidats qui vont passer les évaluations la semaine prochaine, 102 447 sont des postulants réguliers, 38 372 recalés et 3 941 représentent ceux du Nouveau Secondaire. Le départements de l’Ouest, du Nord et de l’Artibonite ont respectivement 52 979, 12 695 et 9 555 représentants réguliers, tandis que les Nippes peuvent compter sur le nombre le plus réduit des candidats, 2 246.

Le titulaire du MENFP a aussi mis l’accent sur sa volonté de combattre la tendance à la tricherie aux examens officiels. Pour cela, il a insisté sur l’application rigoureuse des consignes, dont les suivantes : « Tout candidat surpris en flagrant délit de fraude ou ayant un comportement répréhensible verra sa copie annulée et sera invité à laisser le local après qu’un procès-verbal aura été dressé. Le candidat fautif ne pourra pas participer aux examens pour une durée minimale de deux années. Aucun candidat ne peut pénétrer dans un centre d’examens avec une arme, quelle que soit son identité. Le port de l’uniforme est obligatoire pendant la passation des épreuves. L’usage des calculatrices programmables et de tout autre appareil de communication est formellement interdit et les téléphones cellulaires sont formellement interdits dans les centres d’examens, sauf pour les responsables, au besoin.»

Par ailleurs, le ministre en a profité pour répondre aux questions des journalistes concernant les enseignants en situation irrégulière dans les salles de classe. Selon lui, le gros du travail est déjà fait. « J’ai respecté ma promesse. J’ai déjà signé plus de 5 000 lettres de nomination en vue de réguler la situation des enseignants qui travaillaient sans ce précieux document. Il nous reste encore d’autres lettres à signer, mais le gros du travail en réalité est déjà fait », a-t-il souligné.

Notons que pour le premier jour des examens les bacheliers seront évalués en dissertation philosophique et biologie, et pour la deuxième journée, en sciences sociales et chimie…



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