Ouverture du festival Rencontre des musiques du monde à la maison Dufort

PUBLIÉ 2018-06-18
À l’occasion de la 4e édition du festival Rencontres des musiques du monde, ce sont le groupe Kan’Nida de la Guadeloupe et la bande à pied Follow Jah d’Haïti qui ont ouvert les réjouissances. Du rara au gwoka, les rythmes musicaux ont foissonné, pour les délices des oreilles de plus d’un. Mais pour d’autres, c’était une nouveauté.


Amants de la musique, curieux en quête de nouvelles découvertes, noctambules cherchant une soirée pour s’amuser ; enfants, relaxation après une journée de travail, beaucoup se sont retrouvé à la maison Dufort, à l’avenue du travail pour le concert d’ouverture de l’aventure Rencontres des musiques du monde. Une prestation des plus originales. Et cela va continuer, si l’on s'en tient aux propos des responsables.

Follow Jah, une bande à pied fondée en 2001, qui évolue à Pétion-Ville, a gratifié le petit monde qui commençait à s’amasser dans la cour de la maison Dufort d’une belle animation de rara. Leur présentation s’est surtout basée sur des déplacements synchronisés. Des pas de danse effectués par les musiciens et suivis par le public. L’attraction de la prestation de Follow Jah est sans conteste ce petit garçon à peine plus haut que trois pommes qui a su capter l’attention des photographes et du public en jouant au ‘‘graj’’. Du rara comme on l’aime !

Si le rara fait partie de notre culture, le ‘‘gwoka’’, quant à lui, est tout à fait nouveau pour la plupart des oreilles qui écoutaient le groupe Kan’Nida. Avec une intro a capella, les musiciens, tout de blanc vêtu, ont investi la scène sous le regard attentif de l’assistance. Il faut dire qu’au départ, les sons qu’ils ont balancé au public se sont quelque peu perdus dans l’air. Il a fallu un peu de temps pour apprécier ces rythmiques, qui, quand on y pense, ne s’éloignent pas trop de notre rythme congo ou des ‘‘kase’’.

Avec à leur actif une vingtaine d’albums, quatre comédies musicales et pas moins de cinq cents participations à des Léwoz, qui sont des soirées de danse et de chant en Guadeloupe, Kan’Nida a réussi à toucher la corde sensible de celles et ceux qui étaient présents. Mesye ze dam pa bezwen an konèt kèlken pou saliye l. Ce créole qui leur est particulier a fait sourire plus d’un, et la fougue qu’ont mis nos cousins guadeloupéens dans leurs pas de danse était un régal pour les yeux. Pour finir, c’est Follow Jah qui a clôturé les festivités au son des ‘‘kone’’ et des tambours.

Du rara et du gwoka, pour une belle fin de vendredi soir !



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