Journée mondiale de l’art, plus qu’un jour à l’IERAH

À l’occasion de la Journée mondiale de l’art, le 15 avril, l’Institut d’études et de recherche africaine d’Haïti a lancé la deuxième édition de son évènement annuel, la Semaine de l’art, le lundi 16 avril. Pour débuter cette série d'activités, les artistes Pascale Faublas, Phaidra Mc Queen Sterling, McOrell et le professeur Sterlin Ulysse ont débattu autour du thème : « Le corps féminin, langage et muse dans l’art contemporain». Aussi ont-ils exposé dans la cour de ladite faculté des œuvres des artistes Phaidra Mc Queen Sterling, Guyodo, Céleur et Eugène. Une semaine chargée qui s’annonce !

Publié le 2018-04-27 | lenouvelliste.com

Depuis tantôt deux ans, les étudiants de l’Institut d’études et de recherches en sciences sociales ( l'IERAH/ISERSS), se réunit pour célébrer l’art dans toutes ses dimensions. Toujours dans un contexte artistique et académique, ils s’organisent pour donner un sens plus dynamique à l’art. Ainsi, la Journée mondiale de l’art est devenue toute une semaine d’activités avec les artistes et artisans.

Cette année, cela n’a pas été facile de réaliser cette deuxième édition, raconte Alain. « On a dû annuler nos plus beaux spectacles. La plupart des artistes invités n’ont pas répondu à l’appel. Et les sponsors n’ont pas agréé notre demande. Nous l’avons fait avec la volonté et l’espoir que l’année prochaine nous nous organiserons mieux », a-t-il dit avec espoir. Malgré leurs maigres ressources, ils ont quand même réussi à épater le public majoritairement étudiant qui se pressait de voir l’exposition.

Les artistes féminines, Pascale Faublas et Phaidra Mc Queen Sterling, ont aussi donné du charme à cette journée qui n’allait pas tarder à devenir une bonbonne surchauffée. Elles ont toutes les deux parlé de leurs expériences artistiques. Les difficultés rencontrées et la condition des artistes féminines qui ont évolué aux mêmes époques qu’elles. « Cela n’a pas été facile, j’ai dû à maintes reprises prioriser mon rôle de mère sur celui d’artiste», a confié Pascale.

Phaidra, cette artiste au pinceau sombre, et dont la plupart des œuvres faisaient partie de l’exposition, a elle aussi discouru sur ses œuvres et tous les mystères qu’elles dissimulent. Après une longue absence, quand elle était revenue au pays après le tremblement de terre, elle était submergée d’émotions et de sentiments qui pendant longtemps l'ont affligée. Elle raconte : « J’ai peint une part de moi. Une part que seules les couleurs pourront exprimer. » Pendant une heure, elles ont aussi répondu aux questions des étudiants et d’autres artistes qui se trouvaient sur les lieux.

Le professeur Sterlin Ulysse, pour sa part, a présenté le corps féminin dans l’art contemporain. Il a expliqué le long cheminement des artistes qui ont commencé à utiliser le corps de la femme comme muse et langage dans l’art contemporain.

Après ce petit débat édifiant qui a permis de lier connaissance entre artistes et étudiants pour la plupart en histoire de l’art, le public impatient était invité à jeter un œil plus perçant sur l’exposition montée par Godson Antoine et Max Dortilus. Composée de sept sculptures et de 18 tableaux, celle-ci n’avait pas seulement attiré le regard, mais avait aussi captivé l’attention de plus d’un. La semaine est longue, et le comité réserve plein d’autres activités.



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