3 AVRIL 2000-3 AVRIL 2018

L’enquête se poursuit 18 ans après l’assassinat de Jean Léopold Dominique

Publié le 2018-04-03 | lenouvelliste.com

18 ans après l’assassinat du célèbre journaliste haïtien, Jean Léopold Dominique et du gardien de la radio Haïti Inter, Jean-Claude Louissaint, l’enquête peine à avancer. Des associations de journalistes, notamment SOS Journalistes, exprime pour une énième fois, leur préoccupation et leur incertitude à l’égard de la lenteur manifeste de la Cour de cassation sur cette affaire. Des voix, de toutes sortes, ne cessent de rappeler des assassinats comme ceux de Brignol Lindor survenu le 3 décembre 2001, de Jacques Roche, retrouvé mort le 15 juillet 2005, entre autres.

Le président de l’organisation SOS journalistes, Guyler C. Delva, réagissant sur cette affaire, a fait savoir que le système judiciaire en Haïti offre la possibilité de recourir à des dilatoires : « Les personnes impliquées dans le dossier de Jean Léopold Dominique subjugent le système judiciaire haïtien. Elles savent comment recourir à des subterfuges car elles ont passé 18 ans à touner en rond le dossier », souligne Guyler C Delva. Le journaliste exhorte la Cour de cassation à agir promptement afin de mettre fin à ces pratiques dilatoires qui, dit-il, ne font qu'encourager l'impunité.

S’agissant d’une affaire qui éveille la conscience nationale, Guyler C Delva dit croire que les inculpés ne peuvent passer tout le temps à persister dans ces dérobades. « Après l’épuisement de leur pouvoir de recours, bon gré mal gré, il faut un procès », persiste le journaliste qui espère que la Cour de cassation va se prononcer sur la demande de récusation en rejetant d’un revers de main ladite demande, puis elle donne libre cours à la cour d’appel afin que cette dernière puisse continuer « normalement » avec ce dossier.

Entre impunité, déception et incertitude, l’enquête sur l’assassinat du directeur de la radio Haïti-Inter survenu le 3 avril 2000 reste, selon plus d’un, encore étouffée dans les tiroirs de la Cour de cassation. « Le procès de Jean Dominique est plus près que loin », affirme Guyler C Delva. Ce dernier invite la justice haïtienne à prendre ses responsabilités dans cette affaire. Il dit être déçu du traitement donné au dossier Jean Dominique par les différents pouvoirs qui se sont succédé dans le pays.

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« Lors de ce procès, quiconque se dérobera à la justice, sera contraint de comparaître. Il faut que la lumière soit faite sur ce dossier et que justice soit rendue à Jean Léopold Dominique », martèle Joseph Guyler C. Delva.

Woody Duffault woodyduffault@gmail.com
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