Transparency International/Rapport

Perception de la corruption: Haïti progresse légèrement

Publié le 2018-02-21 | lenouvelliste.com

Haïti arrive au 157e rang sur 180 pays pris en compte dans le classement 2017 sur l’Indice de perception de la Corruption de l’ONG Transparency International. Dans ce nouveau rapport publié, le mercredi 21 février 2018, Haïti a même vu son score légèrement améliorer. Le pays obtient 22 points sur une échelle de 0 à 100. En janvier 2017, Haïti arrivait à la 159e place sur 176 pays dans le classement et a obtenu une moyenne de 20 points. En 2012, 2013 et 2014, la note d’Haïti n’était que de 17 points. Depuis 2014 le pays progresse lentement dans ce classement.

Avec ses 29 points la République dominicaine occupe la 135e place, avec 44 points la Jamaïque arrive en 68e position, avec 47 points Cuba pointe à la 62e place. Au cours des dernières années, la région des Amériques a connu une forte augmentation des lois et des institutions qui favorisent la transparence et la responsabilisation dans le secteur public.

Par exemple, en 2016, le Chili a adopté une loi sur la probité qui prévient les conflits d'intérêts dans le secteur public. De même, les Bahamas ont récemment adopté une loi sur l'accès à l'information publique et Guyana a créé des mécanismes transparents pour les marchés publics. À la Jamaïque, une agence de lutte contre la corruption a été créée pour mener des enquêtes.

Dans le haut du classement figurent sans surprise plusieurs pays nordiques, dont le Danemark (2e), la Finlande, la Norvège (3e ex-aequo avec la Suisse) et la Suède (6e). La Nouvelle-Zélande occupe comme l'an dernier la 1re place. Le Canada est 8e, la Belgique 16e et la France 23e.

Par ailleurs, Transparency International a déploré, dans un communiqué, le manque d'efforts déployés dans le monde pour combattre la corruption, assurant qu'au cours des six dernières années quasiment aucune avancée n'a été enregistrée dans de nombreux pays.

"Les pays qui protègent le moins la presse ou les organisations non gouvernementales (ONG) tendent également à avoir les pires taux de corruption", s'inquiète également l'organisation basée à Berlin, qui publie son nouvel indice de "la perception de la corruption" dans le monde.

"Aucun activiste ou journaliste ne devrait craindre pour sa vie lorsqu'il s'élève contre la corruption", a souligné l'une des dirigeantes de l'ONG, Patricia Moreira, citée dans le communiqué.

"Étant donné la répression contre la société civile et les médias dans le monde, nous devons faire plus pour ceux qui parlent", a-t-elle ajouté.

Au cours des six dernières années, certains pays, comme le Sénégal, la Côte d'Ivoire ou la Grande-Bretagne, ont accentué leurs efforts dans la lutte contre la corruption, selon la même source.

D'autres en revanche chutent encore au classement comme la Syrie, où la guerre entrera à la mi-mars dans sa huitième année, ou le Yémen, en proie également à une guerre civile depuis plus de trois ans.

En bas de classement se retrouvent la Somalie (180e et dernier), le Soudan du Sud, la Syrie, l'Afghanistan et le Yémen.



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