L’intégration d’Haïti à la CARICOM : un monde d’opportunités à saisir et de défis à relever

Publié le 2018-02-26 | Le Nouvelliste

Idées & Opinions -

Par IBREUS / SAINT-VIL

C’est connu de tous: les Etats et surtout ceux qui partagent un territoire continental en commun ont été confrontés très tôt à la manifestation du régionalisme qui en politique internationale traduit l’attitude de créer des relations privilégiées entre plusieurs pays géographiquement proches, notamment pour favoriser les échanges commerciaux, par la création d’organisations internationales. Petit à petit, le régionalisme devient un phénomène mondial. Cependant, dès son apparition dans le champ des relations internationales et économiques, il a soulevé et soulève encore bien des préoccupations. Des arguments pour et contre ont dominé le débat. Des questions se sont aussi soulevées sur la nature véritable du phénomène tant par l’ampleur que par l’intérêt qu’il suscite. Au fond, le régionalisme est pour nous une expérience faite de promesses et de problèmes. Par essence on pourrait néamoins admettre que le régionalisme obéit à une logique rationnelle et jamais non sensée. En effet, si en Europe l’orientation du régionalisme consiste à assurer la prospérité et la paix durables, de la zone, arrivée dans le monde arabe, la première génération d’accords d’intégration régionale emprunte la voie politique, précondition d'une intégration économique ( Mehdi Abbas, 2014) ; en Afrique, plus particulièrement au cours des années 1960, le régionalisme a été présenté par de nombreux observateurs tant africains qu’européens, comme une solution indispensable au décollage économique (Désiré Avom, 2007). Les pays d’Amérique latine et des Caraïbes, comme topos de cette étude, ont aussi fait très tôt l’expérience du régionalisme. Bien des auteurs, parmi eux (Claude Auroi, 2009) admettent que tout a commencé avec la CEPAL sous la dictée de l’économiste argentin Raúl Prebisch. Guidée par Prebisch, la création des entités régionales -Marché commun centre-américain (MCCA), l’Association latino-américaine de libre change (ALALC) - de coopération économique de la zone d’Amérique latine et des Caraïbes répond à une volonté de stimuler la croissance.

Poursuivant cette volonté, les États de l’ancienne fédération britannique se convertirent en Caribbean Free Trade Association (CARIFTA) en 1965, à l’initiative du gouvernement de Trinidad et Tobago, puis en CARICOM en 1973 par le traité de Chaguaramas. Plusieurs îles et États rejoignirent ensuite les fondateurs, comme les Bahamas en 1983, le Surinam en 1995 et, (suivant Fred Doura, 2003) Haïti, après une première de candidature infructueuse en 1974, puis le retrait de celle-ci en 1982, a accepté dans un premier temps un siège d’observateur. Ce n’est qu’en juillet 1997, à Montego Bay (Jamaïque), qu’elle a été acceptée comme membre de la CARICOM et, depuis juillet 1999, est considérée membre à part entière. Mais cette adhésion pour être effective, devrait être ratifiée par le Parlement haïtien. Ce qui a été fait par celui-ci le 13 mai 2002. Depuis lors, l’intégration régionale d’Haïti est effective. Etant effective, Haïti se trouve donc au cœur des enjeux géopolitiques caribéens. De 1973 à 2017,cela fait déjà 44 ans d’expérience d’intégration régionale caribéenne. Face à cette longue expérience de régionalisme, il nous paraît donc possible de prendre le recul nécessaire pour apprécier calmement cette intégration, ne serait-ce que par souci d’inviter les décideurs politiques à reconnaître les forces et les faiblesses du pays et à prendre en compte les enjeux de l’intégration d’Haïti à la CARICOM. Etonnamment, le 19 juillet 2006, Jean Poincy a publié au quotidien le Nouvelliste un article intitulé : Autour d’une relation économique insensée entre la CARICOM et Ayiti. Le 3 juillet 2011 via le blog : http://poincy.blogspot.com, l’auteur a republié l’article avec le même titre et le même contenu. Le 2 décembre 2017, en soutien à une publication : « CARICOM pa ajoute onkenn valè a Ayiti. Se imilye sèlman yo imilye Ayiti. Pa gen ankenn rezon pour Ayiti toujou nan CARICOM » sur sa page Facebook, il a publié de nouveau le même article. Cela tend à démontrer qu’il croit en la « pertinence » de ses arguments. Il rejoint du même coup les auteurs qui sont contre cette expérience de régionalisme. Face à cet état de fait et à un moment où Haïti assurera, sous peu, la présidence de la CARICOM, contrairement à Jean Poincy, nous soutenons que l’intégration d’Haïti à la CARICOM reste un monde d’opportunités à saisir et de défis à relever. Les raisons d’y rester sont à la fois sensées et multiples.

Le sens politico-diplomatique d’Haïti dans la CARICOM

Rappelons d’abord que la CARICOM est composée de 15 Etats membres et de cinq Etats associés. et qu’elle est officiellement née du traité de Chaguaramas du 4 juillet 1973, entré en vigueur le 1er août 1973, qui divise cette organisation régionale en deux parties : la première institue la communauté des Caraïbes qui est un instrument relatif à la coopération fonctionnelle et à la coordination des politiques extérieures; tandis que la deuxième renvoie à la création d’un marché commun, qui contient des dispositions relatives à l’intégration économique. Prévision a été faite pour la révision du traité de Chaguaramas. Et comme prévu, la révision a été réalisée par un organe ad hoc, le « Inter Governemental Task Force ». Le résultat: on est aujourd’hui sous l’égide du traité de Chaguaramas révisé qui a été signé et ratifié par l’intégralité des États membres de la CARICOM. Par cette structure unique et non plus bipartite, le traité de Chaguaramas révisé repose surtout sur le CSME (Caribbean Single Market and Economy) qui est un régime créé en vertu des dispositions du traité de Chaguaramas de 1973 et qui remplace les chapitres 3 à 7 de l’annexe instituant la Communauté et le Marché commun des Caraïbes. Nous sommes donc en présence d’une organisation régionale faite d’un ensemble de petits Etats indépendants Mais dans quelle mesure peut-on admettre que les petits Etats de la Caraïbe ont intérêt à intégrer la CARICOM ? Suffit-il de dire que l’intérêt d’Haïti pivote sur un mieux-être économique et que celui de la CARICOM apparemment courtise le politique afin d’exiger la sortie du pays à partir de la CARICOM ? Le doute positif à cultiver par tout auteur en écrivant exige une réponse nuancée qui tire sa légitimité de l’observation de la scène internationale.

La scène internationale est structurée sous le mode d’une jungle concurrentielle où un élément fondamental motive les Etats : la défense de leurs intérêts. Plus on est puissant et fort, plus on est apte à assurer cette défense. Du coup, compliquer devient le travail des petits Etats. Point n'est besoin de parler des difficultés éprouvées par les Etats de la Caraïbe (taille géographique réduite, petite population, petite richesse matérielle, instabilité politique, influence politique limitée…) afin de rester en vie sur l’échiquier international. Rationnels et réalistes, tout en reconnaissant qu’il n’existe aucune corrélation linéaire entre la petite taille d’un Etat et le niveau de sa politique extérieure, ces derniers développent des stratégies visant la poursuite de leurs intérêts. Comment ? Ils mènent davantage une diplomatie multilatérale via la mise en œuvre d’une politique de collaboration sur toute la région. Cette démarche douée d’une réflexivité certaine consiste à s’intégrer dans les organisations régionales par des alliances stratégiques. Une telle démarche se révèle plus qu’importante. De cette lecture, la CARICOM, dans une certaine mesure, est là pour la poursuite des intérêts de tous les Etats membres. S'engager dans des organisations régionales est presque devenu une attitude naturelle et une stratégie efficace dans la conduite de la politique extérieure des Etats voisins. Cet engagement se tient globalement. En effet, d’une manière globale, on observe de nos jours que les relations internationales évoluent avec le multilatéralisme qui apporte une importante contribution à la renommée des organisations internationales. Or, de façon latente, les organisations internationales ne sont autres que la manifestation du pouvoir politique de chaque Etat. En termes d’efficacité, elles permettent à tous les Etats de mettre en commun leurs différends afin de dégager un consensus. A mieux observer le monde actuel, on découvre que sans les organisations internationales, il serait quasiment impossible de traiter des questions d’une importance extrême, à la fois complexe et exigeante afin de dégager des perspectives. Quelques soient la taille, la capacité ou la puissance d’un Etat, à engager dans une organisation internationale constitue une stratégie efficace de défense de ses intérêts. Les Etats de la Caraïbe font exactement la même chose en créant une série d’organisations d’intégration régionale. Cessons donc de critiquer le choix des « caricomiens » et d’Haïti qui essaient d’attraper le train du régionalisme et du multilatéralisme qui passe déjà à vitesse d’une comète.

Conscient des enjeux géopolitiques caribéens, intégrer la CARICOM, et bien d’autres structures régionales et internationales, cela reste une décision à la fois politique et économiquement sage. Parmi les avantages liés à cette décision, on pourrait évoquer : a) la promotion de la coopération fonctionnelle et de la coordination des politiques extérieures ; b) l’instauration d’une régulation entre les Etats ;c) la meilleure représentativité des intérêts des parties concernées ; d) l’intégration favorisée des petits pays dans la prise de décision ; e) l’enrichissement de l’expérience, etc. On comprend davantage (William Demas, 2007, p.248) qui, dans son livre publié en 1965, The Economics of Developpment in small Countries, souligne que les petites îles des Caraïbes n’avaient pas la taille suffisante pour permettre la création d’industries compétitives. Pour résister, elles doivent s’unir, la solution est dans l’union : l’union fait la force. Observant également, les conditions qui ont permis à certains petits Etats insulaires de la Caraïbe de parvenir à la prospérité économique, (Michel Herland, 2007, p. 243.) a soutenu l’hypothèse que : « Les pays qui en font partie font face à des problématiques communes ou, en tout cas, suffisamment voisines pour que des recommandations et des mesures spécifiques les concernant aient un sens. » Cette lecture fait aussi écho à Fred Doura p.397) quand il estime que« l’intégration économique régionale caribéenne doit être vue comme un processus important de développement des pays intégrés, ce qui leur permet d’accroître le bien-être de leurs populations.» Disons déjà, à la manière de David Lewis, que Haïti ne peut se permettre de ne pas intégrer la CARICOM, le défi étant de déterminer comment prendre avantage du phénomène. Quelles seraient effectivement les opportunités de marché.

CARICOM, un marché d’opportunités

L’importance économique des intégrations régionales s'observe à partir de toutes les explications données par les spécialistes, dans une double logique : une logique intra-groupe mettant en évidence les différentes opportunités recherchées par les pays membres et une logique extra-groupe, c'est-à-dire les Etats membres se constituant en un bloc plus robuste que s’ils étaient seuls pour mieux faire face à la concurrence internationale. La CARICOM présente ce double intérêt pour Haïti.

Les pays membres de la CARICOM ont intérêt à promouvoir une politique économique axée sur le développement endogène, l’amélioration de l’économie de la région se présentant comme l’un des principaux objectifs de toute intégration économique. L’une des opportunités les plus en vue offerte par la CARICOM pour Haïti est la possibilité d’élargissement du marché. Un marché potentiel est perçu pour un pays en pleine croissance économique en fonction du nombre de personnes et de leur pouvoir d’achat. Avec la CARICOM, un marché plus intéressant se présente aux entreprises haïtiennes et en termes de population et en terme de pouvoir d’achat. En effet, selon une étude récente de la Banque mondiale sur la CARICOM, la population totale s’élève à 18 millions d’habitants. Certes la population haïtienne est dominante en nombre (environ 10 millions d’habitants), mais en termes de pouvoir d’achat, les 8 millions restantes valent beaucoup plus que les 10 millions d'Haïtiens. Cette même étude de la Banque Mondiale présente les PIP per capita de tous les pays membres de l’intégration. Le pays qui présente le PIB, per capita le moins élevé est Haïti avec USD 830/hab. Le pays qui vient juste avant est la Guyana avec un PIB per capita de plus de quatre fois plus que celui d’Haïti, USD 3700/hab. Les Bahamas, avec USD 22000/hab. ont le PIB per capita le plus élevé de la région. Le pouvoir d’achat des 5 millions de personnes (hormis Haïti) des autres pays membres est nettement supérieur à celui d’Haïti et en termes de potentiels, cela représente une opportunité de marché à exploiter par Haïti.

Les retombées économiques de l’intégration d’Haïti dans la communauté sont pour le moment faibles, voire inexistantes. C’est un jeu à somme nulle (le marché commun de la Caraïbe ne crée ni ne résout aucun problème pour le pays), disait l’actuel député de Pétion-Ville, Jerry Tardieu, dans une interview accordée au journaliste Pierre Raymond Dumas (Dumas/ Tardieu, 2014.). Le constat aurait été le même pour n’importe quel autre accord commercial préférentiel auquel Haïti adhèrerait, étant donné le niveau quasi nul du tissu productif du pays. Toutefois, sortir de la région serait un acte d’isolement, ce qui devrait effectivement être considéré comme un acte insensé, vu la configuration du monde globalisé où l’interdépendance économique entre les Etats devient une nécessité, depuis la fin de la guerre froide. De plus, le pays ne pourra, dans une éventualité de croissance et de création d’entreprises, bénéficier de ces 8 millions d’habitants dont le pouvoir d’achat dépasse nettement le nôtre.

D'autres opportunités sont offertes à Haïti dans le cadre du traité révisé de Chaguaramas établissant le Marché et l’économie unique de la Caraïbe (CSME). La libre circulation des facteurs de production (personnes et capitaux) est un facteur de compétitivité pour la région. Pour Haïti, le flux de capitaux qui pourrait provenir des autres pays membres constituerait une solution au problème de décapitalisation auquel fait face le secteur privé haïtien. La mobilité du capital humain dans la région ne serait, non plus, sans effet pour Haïti. L’offre d’emploi augmenterait et une partie de la demande d’emploi en Haïti que constituent nos jeunes qualifiés, telles que conçues par le CSME (diplômés d’université, travailleurs de média, sportifs, musiciens, artistes, gestionnaires, superviseurs et autres professionnels) serait absorbée.

Sur le plan de la protection que peut offrir la CARICOM à Haïti vis-à-vis de la concurrence internationale, La pays a intérêt à poursuivre son intégration dans la région. En effet, avec la question du tarif extérieur commun (TEC) qui s’étendrait à Haïti à la fin de sa pleine intégration dans le marché commun, le niveau de nos tarifs douaniers s’élèverait puisqu’ils sont pour le moment plus bas que ceux de la région et, du coup, le pays contrôlerait plus ou moins le processus infernal de libéralisation de notre économie en cours depuis environ trois décennies.

Au regard des considérations soulevées ci-dessus, est-il politiquement soutenable d’avaler l’idée soutenue par le professeur Poincy selon laquelle l’intégration d’Haïti dans la CARICOM n’est pas une décision économique sage ? A cette question, nous devons répondre qu’il est non seulement sage, mais rationnel pour le pays de poursuivre son intégration dans la région tout en s’accentuant sur les défis qui s’imposent à savoir relever le niveau de la production nationale et poursuivre les négociations avec l’Organisation mondiale du commerce afin de relever le niveau des tarifs consolidés, ce qui rendra possible l’alignement des tarifs douaniers hattiens sur le TEC de la région.

Perspectives

C’est plus qu’une évidence : le manque de débats relatifs à l’intégration d’Haïti à la CARICOM. L’orientation dominante est de deux ordres : être pour ou contre. Si l'on tient compte du temps et de l’ordre actuel, les orientations renverraient surtout à des discours de chapelles. De fait, elle ne constitue pas une piste de réflexion assez sérieuse. C’est dommage qu’on soit encore là en Haïti. CARICOM nous humilie est aussi un discours plaintif qui nie l’innovation et la croyance en la capacité réflexive des acteurs structurant la communauté. D’où l’obstacle à l’exploration des opportunités offertes. Il serait plus élégant de lutter pour rendre les connaissances disponibles en la matière au profit de tous (société civile, entreprises ou autres). Nous sommes tous d’avis que le bilan de la CARICOM est mitigé, voire décevant. Les effets théoriques sont plus grands que les effets pratiques. Isolément, le cas d’Haïti est atypique, on dirait qu’on se contente du rôle de figurant. Que faire alors ?

Étant membre de la CARICOM, Haïti se trouve dans l’obligation d’obéir aux exigences fixées dans le cadre du traité de Chaguaramas revisé qui a institué le Marché de l’économie unique de la Caraïbe (CSME). C’est donc un véritable marché de grandes opportunités. Autrement dit, l’occasion est offerte à Haïti de jouir de l’ensemble des avantages du CSME, spécifiquement de la libre circulation des marchandises, la libre circulation des services, des capitaux, le droit d’établissement et la libre circulation des personnes etc. Nous soutenons qu’Haïti devrait redoubler d’efforts pour répondre aux critères exigés par la communauté.

S’il est observé, depuis longtemps, une tendance générale des pays du globe à se regrouper en blocs économiques afin de mieux défendre leurs intérêts respectifs, Haïti devrait identifier clairement ses intérêts vis-à-vis de la CARICOM. Dans le souci d’influer sur sa performance à la CARICOM, il serait louable qu’Haïti entreprenne les actions suivantes : a) accroitre le niveau du tissu productif local; b) propulser et structurer le secteur de l’artisanat capable d'attirer les touristes de la Caraïbe. Il est admis que l’artisanat haïtien est fait de matières hautement indigènes qui captent tout le monde.; c) impliquer les citoyens haïtiens, le secteur des affaires dans le processus d’intégration d’Haïti à la CARICOM; d) susciter et renforcer les liens de la societé civile haïtienne à la societé civile caraïbéenne; e) travailler à l’implication d’Haïti dans les institutions de la région par la création de groupes formels Haïti-caraïbes; f) faire de cette intégration une question d’intérêt général; g) profiter de l’expérience des États membres de la communauté; h) exploiter le statut de PMA afin de mobiliser les éventuels financements qui y sont liés; i) agir sur les retards enregistrés dans la mise en œuvre du CSME. j) relever la compétitivité du pays en matière d’infrastructures et en éducation appropriée.

Port-au-Prince, le 12 décembre 2017

Petit Frant IBREUS, administrateur public, sociologue.

Et Jimmy SAINT-VIL, historien, diplômé d’Etudes supérieures et spécialisées (DESS) en finances publiques

Email : petitfrantibreus@yahoo.fr

Bibliographie Claude Auroi, « Tentatives d'intégration économique et obstacles politiques en Amérique latine dans la seconde moitié du XXe siècle », Relations internationales, 2009/1 (n° 137) Désiré Avom, « Intégration régionale dans la CEMAC : des problèmes institutionnels récurrents », Afrique contemporaine 2007/2 (n° 222), p. 199-221. Fred Doura, Economie d’Haïti. Dépendance, crises et développement, Les éditions Dami, Montréal, Septembre 2003. Mehdi Abbas, « Le régionalisme dans le monde arabe. Une lecture en termes d’économie politique internationale. Alia Gana et Yann Richard. La régionalisation du monde. Construction territoriale et articulation global/local, » Karthala, pp.73-94, 2014. Max Bélaisse, « Quel(s) fondement(s) démocratiques(s) pour quel développement » in Eric LAMBOURDIERE, (sous la direction) Les Caraïbes dans la géopolitiques mondiale, Ellipes, Edition Marketing S.A., 2007. Michel Herland: « Le développement économique des petits Etats insulaires Caribéens », in Eric LAMBOURDIERE, (sous la direction) Les Caraïbes dans la géopolitiques mondiale, Ellipes, Edition Marketing S.A., 2007. Pierre R. Dumas et Jerry Tardieu, Investir et s’Investir en Haïti, un acte de foi, les éditions du CIDIHCA, 2014.
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