La 12e édition du Papjazz saluée par une grande affluence

Publié le 2018-01-24 | Le Nouvelliste

Culture -

Les organisateurs de la 12e édition du PAPJazz ont donné le coup d’envoi ce samedi 20 janvier 2018 à l’hôtel Karibe. Sur la scène Prestige, sous le regard admiratif d’un public friand de jazz, ont défilé le trompettiste de jazz français Erik Truffaz, la chanteuse canadienne de jazz Emilie-Claire Barlow et le saxophoniste américain Kenny Garett. Un lancement qui a bénéficié d'une affluence plus dense que ce qu’espéraient les responsables, si l'on tient compte de la rapidité avec laquelle les places se sont remplies, de sorte que plus d’un a dû se réfugier sur les marches des escaliers.

Il est 18 heures et 10 minutes. Les instruments harmonieusement disposés, les derniers arrangements techniques effectués, le public impatient et attentionné ; tout est prêt ! Il ne manque plus que les invités, les vedettes de la soirée. C’est l’orchestre de jazz du Collège Catts Pressoir qui démarre la soirée, sous la direction de Gessoit Pierre-Louis, le maestro. Avec des morceaux comme « Complainte paysanne », « Ayiti », « Peze kafe », « Tequilla », ces musiciens ont entraîné le public dans cette ambiance de jazz qui ne faisait que commencer.

« Je déclare ouvert le festival international de jazz de 2018 ! », tels ont été les derniers mots prononcés respectivement par Jacques André Rousseau, membre du cabinet du ministre de la Culture et de la Communication, et Fernando Vidal, l’ambassadeur du Brésil en Haïti. Notons que c'est le Brésil qui est l’invité d’honneur du festival cette année.

19 heures et 22 minutes : Place au jazz ! Erik Truffaz a fait vibrer les oreilles de l’assistance avec sa grande dextérité à sa trompette, comme lui seul sait le faire. Avec « Kudu », un morceau joué pour un spectacle de danse avec les Africains, « Fat City », « Aeroyo » qui signifie petite rivière, « Tic toc », le trompettiste a soulevé des tonnerres d’applaudissements dans la foule, et c’est sur les notes de « Doni doni » qu’il a laissé la scène pour céder sa place à Emilie-Claire Barlow. Cette diva du jazz a plongé ses fans et les nombreux amants du jazz dans cet élan de frénésie, notamment avec son titre « La belle dame sans regret ». Un public suspendu à ses lèvres, accroché au son de sa voix, et qui l’accompagnait, quand il n’en pouvait plus de savourer cet instant, armé seulement de l’ouïe et de la vue. Le troisième et dernier invité de la soirée, le saxophoniste américain Kenny Garrett, a clôturé en beauté cette première journée du Papjazz, avec ses morceaux, les uns plus captivants que les autres. Il a calmé l’impatience des spectateurs avec les plus beaux tubes de son répertoire.

La soirée n’a pas été que jazz. Un groupe brésilien, « Jugando por la paz », a gratifié le public d’une prestation typique de son pays d’origine.

La 12e édition de jazz n’est qu’à son début. Les gâteries ne font que commencer. On n’a pas encore vu Dominique Di Piazza, Leila Pinheiro, Nicolas Vera-Trio, Norman Brown… ou pour Haïti, Beethova Obas, Michael Brun, Réginald Policard, John Bern Thomas, Coralie Hérard ou encore Rutshelle Guillaume.

L’aventure s'étendra sur une semaine. Vous avez donc jusqu’au 27 janvier pour venir vous délecter de la bonne saveur du jazz en Haïti, à travers le festival international de jazz de Port-au-Prince.

Darline Honoré darlinehonore1324@gmail.com Auteur

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