Croix-des-Bouquets : le magistrat Rony Colin promet de changer la donne

Publié le 2017-11-29 | lenouvelliste.com

Après environ un an à la tête de la mairie de la Croix-des- Bouquets, le magistrat Rony Colin s'accorde un satisfecit. Lui, qui était longtemps resté loin de la politique active, dit s’être offert en holocauste pour le bien-être de sa communauté. Il se croit d’ailleurs sur la bonne voie pour changer la donne dans une commune où l’insalubrité règne en maître depuis des lustres.

« Je m’offre volontiers à cette commune, a déclaré le maire de la Croix-des-Bouquets qui se décerne un satisfecit à tous les niveaux. Sur le plan administratif, les chiffres en disent long. Car, j’avais trouvé une mairie quasi non-fonctionnelle avec seulement six cent mille gourdes sur son compte en banque. C’est tout le contraire aujourd’hui. »

L’entrepreneur devenu maire indique qu’il a dû travailler pour changer les choses. C’est pourquoi aujourd’hui, argue-t-il, tout le monde peut constater que beaucoup d’efforts sont en train d’être fournis. En moins d’un an, ajoute Rony Colin, on est sur tous les fronts, avant d’affirmer que sa commune est en chantier. « Côté infrastructurel, a-t-il poursuivi, la place publique de la commune a été aménagée, pas moins de deux kilomètres de route déjà réhabilités au centre-ville de la Croix-des-Bouquets. »

Si Croix-des-bouquets est réputée l’une des communes les plus sales de la République, le magistrat Rony Colin souligne que la lutte contre l’insalubrité représente la priorité de son administration. « Il faut combattre l’insalubrité sous toutes ses formes. On ne peut pas dire qu’on a résolu définitivement le problème de fatras, mais il est certain que nous sommes sur la bonne voie, déplorant au passage l'attitude de ses détracteurs visant à salir quotidiennement les rues afin de le déstabiliser. »

A en croire le magistrat Colin, la commune compte aujourd’hui plus de 48 stations de tap-tap. Cela sous-entend l’existence automatique de 48 marchés qui produisent régulièrement des immondices. Pour lui, c’est un véritable problème qu’il faut combattre. « Nous menons également une bataille contre l’insécurité dans la commune. Ce n’est pas un secret que la commune connaît des moments difficiles. Nous nous engageons à servir la population », a continué le magistrat Rony Colin, insistant sur la nécessité de s'attaquer également au problème de l’électricité.

Si Rony Colin veut à tout prix diminuer les stations de tap-tap et les marchés afin de réduire la production des fatras dans la commune, il n’a néanmoins pas donné carte blanche à ceux qui commettent des actes d’escroquerie. « Certains s’amusent à rançonner les citoyens qui construisent leurs petites bicoques, sous le label de la mairie, a-t-il dénoncé. C’est un crime. Nous les avons mis en déroute. Bref, nous travaillons de concert avec la justice et la police pour mettre les malfrats hors d’état de nuire. »

En outre, Rony Colin annonce la mise en branle d’un vaste chantier avant la fin de son mandat. « Parmi les chantiers à venir, se trouvent la construction sous peu d’un sous-commissariat et celle d'une place publique à Carrefour- Marassa afin de créer des loisirs tout en combattant le phénomène de l’insécurité et du banditisme dans la commune. Une place publique, un marché et un sous-commissariat à Bon-Repos, la clôture du cimetière de Carrefour- Marin, le curage des canaux, etc. »

En ce qui concerne la prolifération des bidonvilles, notamment le fameux Canaan et Jérusalem construits dans sa commune après le séisme de 2010, Rony Colin informe que des mesures drastiques sont en passe d’être prises pour pallier ce problème. Il en a profité pour s’insurger contre les représentants de sa mairie dans ces zones qui n’ont pas su faire leur travail. Tout en dénonçant un réseau de malfaiteurs, de spoliateurs à l’intérieur de l’Etat dans cette affaire, il croit que les autorités municipales se doivent d’assumer leurs responsabilités dans ce désastre.



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