Tami a dit « oui ! »

Muette d'admiration devant une demande en mariage comme dans les films holywoodiens, Christ-Ami Cemé dit Tami n'a eu que la cerise sur son gâteau , à un moment où elle prend son envol sur le plan musical...

Publié le 2017-08-18 | lenouvelliste.com

Quoi de plus beau qu'une vie auréolée d'une carrière qui se meut vers le haut, pimentée d'une histoire d'amour à l'eau de rose? Christ-Ami Cemé peut se réjouir d'avoir pris un nouveau tournant dans son projet musical et de s'engager dans une vie amoureuse faite de promesses.

En effet, depuis un temps assez récent, les fins observateurs du milieu chrétien assistent à une montée en puissance de cette jeune chanteuse qui n'est pourtant pas à ses débuts. Elle occupe de plus en plus la scène musicale évangélique, en solo comme dans des collaborations de bonne facture.

D'un concert de nouvel An en compagnie de son frère Nicky, en Floride le 7 janvier 2017, à son premier grand spectacle en juillet dernier à Petion-Ville, en passant par d'autres collaborations comme Pre lakwa, ou encore Four in One, sa constance nous pousserait à donner un quelconque verdict de fin d'année précipité.

Le fait est queTami peaufine son talent, se prend en charge, s'inscrit dans une normalité, lorgne un certain standard artistique. Une voix plus flexible, plus amortie. Une voix qui gagne en octave sur les cases comme sur les claviers. Qui s'essaie à un répertoire Worship-Gospel. Sur scène, elle bouscule toute lourdeur, bouge quand le son l'exige, dompte son espace, domine son public. Ce n'est plus la Tami devant la caméra de la Chaîne 5 (Télémax), fragile, précoce comme son grand frère, voix rauque, grave, interprétant "Mwen p ap lage" en duo avec Evens Grégoire ( à l'époque surnommé le Garou haïtien). Si elle s'était distinguée au début des années 2000 en lead de la chorale Angel's Family, elle a dû attendre 2011 pour trouver, fortuitement, un autre élan, incontestable, grâce à une interprétation habile d'un medley, "Pakèt mwen mare", dont Gospel Kreyòl doit la version originale au pasteur Donnie Mc Clurkin.

Depuis, Tami a hésité entre obligations professionnelles et académiques, jusqu'à ce qu'elle trouve sa voie, celle de se consacrer totalement au ministère des chantres, et surtout la bonne formule entre elle et son frère Nicky Christ, maestro, chanteur, compositeur. Celui-ci s'est donc résolu, en marge de ses multiples obligations, à ajouter une autre corde à son arc en faisant office de manager de sa soeur. Résolution payante!

Devant le Trône, en juillet dernier, rend compte d'un projet qui commence à prendre corps autour de Tami, à la faveur d'une équipe (sous les auspices de son frère, bien sûr), qui transpire engagement et velléité de professionnalisme. Elle a le mérite d'avoir introduit l'utilisation d'un "frame" promotionnel sur Facebook, devenu une fièvre depuis, au niveau du secteur évangélique. Banale anecdote, mais révélatrice d'un staff guettant les outils efficaces et les opportunités.

Au train où va sa carrière, Tami est en passe de susciter encore plus d'engouement, si son staff s'accorde à faire une gestion plus moderne de la chanteuse. Son cas pourrait bien servir de modèle pour les autres artistes qui ambitionnent comme elle de se réinventer. Qui sait?

Elle a dit "Oui"

Byen pase, c'est aussi se faire demander en mariage comme on le voit dans les films holywoodiens. Après une séance de répétition, le gentleman qui a voulu sortir le grand jeu, fan numéro un de l'artiste, l'invite à se délecter d'un peu de jazz en compagnie de son frère Nicky et de sa femme. La chanteuse ne se doute aucunement d'un petit complot. Après le show, John Bern, batteur attitré qui animait avec son trio, blagueur et conspirateur, est venu enquiquiner le couple à sa table pour amener le sujet. Mise en scène. " Le gentleman s'est mis à genoux. Il a pris ma main et mon coeur a soudain raté 50 battements. Avec l'autre main, il a présenté sa bague, accompagnée de la question que l'on connaît ", explique Tami, encore sur son petit nuage. Le comble pour une chanteuse, c'est de perdre la voix. Hocher la tête ne suffit pas. Le petit copain exige une réponse en Do dièse majeur, fortissimo. Tami a dit Oui. Et des bisous s'en sont suivis... On ne pourra malheureusement pas parler, dans cet article, de Jean Widmaël Sainca, celui qui accompagnera bientôt Tami devant le trône, que dis-je? devant l'autel et lui dira Oui pour la vie. Mais les mauvaises langues disent que c'est un grand timide, toujours bien accoutré, qui préfère rester dans l'ombre, tout en étant l'un des artisans du nouvel essor de la carrière de sa future épouse. Les mauvaises langues disent aussi que les chanteuses évangéliques jettent généralement l'ancre après le mariage. Elles ont des exemples pour soutenir cette assertion. En tout cas, ce ne sont que de mauvaises langues, n'est-ce pas Tami? Disons ensemble " Tonbe dyab"!

Joël Fanfan
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