La musique créole conquiert Montréal à son rythme

À travers le festival qui lui est consacré depuis déjà quatre ans, la musique créole conquiert Montréal à son rythme. Retour sur la quatrième édition du Festival international mizik kreyòl de Montréal.

Publié le 2017-07-28 | lenouvelliste.com

En suscitant l’engouement des mélomanes, des musiciens et même des politiques, le festival international mizik kreyòl de Montréal entre dans la sphère publique québécoise. Cette évolution naturelle est liée aux succès des précédentes éditions concoctées par Lionel Luc, fondateur de l’événement annuel. Les politiques, à commencer par Justin Trudeau, Premier ministre du Canada, ne sont pas insensibles à la montée en puissance de ce festival consacré à la production musicale haïtienne et du reste des Antilles. Le Premier ministre Trudeau a tenu à envoyer une lettre, lue par un député en pleine festivité à la Tohu, pour saluer l’organisation de l’événement. « […] Ces célébrations reflètent toute la vitalité des membres de la collectivité haïtienne, a écrit le chef du gouvernement dans la lettre adressée à Lionel Luc. Toutes les réalisations contribuent admirablement à l’essor de la grande métropole qu’est Montréal». Merci aux organisateurs de cette formidable activité et à toutes les personnes venues aujourd’hui pour participer aux festivités, a conclu Trudeau qui s’adressait aux festivaliers massés en face du stand extérieur de la Tohu. « C’est une lettre de noblesse », s’est exclamé Lionel Luc. Celui-ci dit avoir un sentiment de satisfaction et de réconfort en inscrivant le festival dans la cartographie des événements majeurs à Montréal. L’administration de la Tohu, hôte des festivités, a dénombré quelque 20 000 billets compostés pour la quatrième édition. « Grâce au reluisant travail effectué par l’équipe organisationnelle, le festival grandit progressivement. Ce qui répond aux objectifs fixés depuis l’élaboration du projet », a fait savoir M. Luc qui répondait aux questions de Ticket. L’interviewé a surtout salué les performances des formations musicales dont Tabou Combo, le porte-étendard de la musique haïtienne qui amorce la commémoration de ses 50 ans en 2018. Une plaque honneur et mérite a été décernée à la bande à Roger M. Eugène. La qualité a été, en effet, au rendez-vous tant au niveau de l’organisation que des prestations des formations musicales et artistes venus des États-Unis (Tabou Combo, System Band, Zenglen, Nu Look, T-Vice, Disip, Gabel, Vayb, Kaï…), de la France (Original H.), d’Haïti (Djakout Mizik), des Antilles (Milca) et des groupes évoluant à Montréal (Black Parents, Unik, Flash, Créole Mix), etc. Quelques individualités pour des raisons diverses ont décliné au dernier moment l’invitation du comité organisateur. Des ratés, des flops aussi. L’année prochaine, nous ferons encore mieux, promet Lionel Luc, tout en faisant un clin d’œil aux sponsors haïtiens.


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