Mickaël Guirand contourne le dossier Carlo Vieux

Le portrait de vilain personnage d’une fin d’histoire dressé de lui par un ex-allié, le bilan du début de Vayb, son regard sur Kaï, l’oeuvre d’un autre élément du trident du Carimi… Mickaël Guirand répond aux questions de Ticket en marge d’une prestation à Montréal.

Publié le 2017-07-24 | lenouvelliste.com

Chanteur et fondateur de Vayb, Mickaël Guirand a soigneusement évité de jeter de l’huile sur le feu après la bouillante sortie médiatique de Carlo Vieux du trident qui garantissait le succès de Carimi. Un personnage grossier, geignard, traînant comme un venin de serpent ses problèmes personnels dans l’intimité de Carimi…, c’est le portrait rapide de Guirand dressé par Vieux, il y a une semaine, sur Visa FM et le réseau de l’animateur Guy Wéwé. L’interprète de « Are you ready » est donc campé comme le méchant d’une fin d’histoire. Entre deux prestations en seulement une heure – avec Vayb et les étoiles du Tabou Combo – à la quatrième mouture du Festival international mizik kreyòl de Montréal, Mickaël Guirand paraît court et fugace face au sujet évoqué par un journaliste. Plutôt que de s’enliser dans une « controverse » avec son partenaire d’affaires d’une quinzaine d’années, il a esquivé en finesse tout en réussissant à faire passer sa réponse. « Je ne répondrai ni oui ni non. C’est évident qu’on a eu des problèmes au sein du groupe, mais ce n’était pas si grave. Je pourrais aussi agiter certaines choses, mais à quoi bon?, a glissé Mickaël Guirand. J’ai démarré un nouveau projet (Vayb), Richard Cavé a le sien (Kaï), Carlo Vieux est heureux avec sa famille et fait de la musique à temps partiel... Nous coexistons ». Chapitre fermé Revisitant ses souvenirs de quinze avec Carimi, Mickaël Guirand tient à renouveler, dit-il, toute son affection aux musiciens et ex-partenaires d’affaires. « Nous voyagions dans les mêmes avions, partagions parfois les mêmes chambres d’hôtel…Donc, j’ai passé beaucoup plus de temps avec les membres du groupe que ceux de ma famille. Aujourd’hui, le chapitre Carimi est fermé », a conclu MG sur le sujet polémique évoqué récemment par Carlo Vieux qui considère Mickaël comme cause occasionnelle de la fin de Carimi. Une réunion occasionnelle du groupe? Les trois mousquetaires sont favorables à l’idée. Sauf que Mickaël Guirand préfère laisser du temps au temps. « Il serait injuste de ne pas laisser grandir Kaï et Vayb avec cette réunion », a estimé le chanteur. Les deux formations musicales issues de la disparition de Carimi se trouvaient pour la première fois à un même événement : le Festival international mizik kreyòl de Montréal. « Richard a une belle équipe. Vayb est une belle équipe aussi. Nous sommes naturellement des compétiteurs. Nous avons chacun le savoir-faire pour survivre. La polémique du public nous aidera à progresser », a modéré l’interprète de Lanmou fasil, le titre avec lequel Vayb s’est lancé dans l’arène musicale. Bilan du début Lancé le 1er juillet dernier, Vayb cherche à étoffer son palmarès fait jusque-là de quatre petites prestations, chacune dans une ville différente Pétion-Ville, New-York, Miami et Montréal, en attend sa tournée estivale en Haïti. Le degré de satisfaction de Mickaël Guirand est mesuré : « Je suis très satisfait de l’engouement du public pour un groupe si jeune. On concède des imperfections inhérentes à toute nouvelle formation musicale. Quatre performances ne sauraient être significatives au jeu d’ensemble nécessaire. Nous travaillons au quotidien pour corriger les lacunes, construire l’identité et le répertoire de Vayb ». Si le chantier Vayb a trois grands points, l’un d’eux est classé urgent par Mickaël Guirand : le répertoire. « Je ne pense pas jouer longtemps encore sur la nostalgie Carimi. Je sais qu’il y a urgence de forger un répertoire », a fait savoir le chanteur. Celui-ci n’entend pourtant pas avancer une date pour la sortie du premier album de Vayb. Si cet album attendu prend encore du temps, Mickaël Guirand envisage de lancer une deuxième chanson pour apaiser la soif des mélomanes à défaut de l’étancher.


Réagir à cet article