Tamara, Donaldzie et Renette surfent sur les Vagues

Publié le 2017-07-13 | lenouvelliste.com

Par Péguy F. C. Pierre Dimanche soir, le rendez-vous était au Yanvalou Bar Restaurant à l’avenue N. Trois talentueuses chanteuses y avaient convié un public amoureux de musique et du bon temps qui passe. Donaldzie Théodore, Renette Désir et Tamara Suffren ont été, comme toujours, à la hauteur des espérances. Elles ont surfé sur les vagues avec maestria. Le spectacle animé à tour de chants par Tamara Suffren, Renette Désir et Donaldzie Théodore a été d’autant plus intéressant que cela faisait un moment qu’on n’avait revu ces dames sur scène. Les avoir ensemble équivalait bien à un ticket au prix d’un pour trois. Très relookée, chacune dans son propre style, l’ensemble était harmonieux et beau à voir. Un nouvel hommage a été rendu aux musiques traditionnelles et aux musiques du monde chères au cœur des trois artistes. Les titres bien connus tels Mistè damou, Ti loray kale, Ewa, Ankò ankò, Totalito, Jardin d’hiver, ou ceux de leurs répertoires, comme Mèsi Bondye, M deside, Mwen renmen w qu’elles ont interprétés en témoignent. Ce fut là un pari astucieux de l’Association Vagues littéraires qui lancent cette semaine sa quinzaine du livre dans l’Ouest et d’autres départements du pays. Tamara, Renette et Donaldzie ont donc chanté pour encourager les gens à participer à la collecte de fonds pour la réalisation de l’événement ; ateliers, conférences et lectures seront organisés dans plusieurs villes du pays, dans le but de décentraliser les activités littéraires qui se font généralement uniquement à Port au Prince, a précisé Samuel Suffren, représentant de l’association qui compte aussi Les éditions des vagues. Les interprétations de quelques tubes de Boukman Eksperyans, comme Kè m pa sote ont clôturé cette soirée. Confortablement installée dans l'arrière-cour de Yanvalou, l’assistance ne voulait rien perdre de la prestation des jeunes femmes. Elle n’a pas manqué de montrer sa satisfaction malgré les menaces de la pluie, dont les gouttes, de toute évidence, n’étaient pas encore assez fortes pour entamer son humeur. « Trois paires d’os bien montées » comme on dirait en créole. « Merci, disait cette femme, visiblement contente du spectacle auquel elle venait d’assister. J’ai bien dansé. Je regrette seulement de n’avoir assisté qu’à une partie de la représentation. Je ne savais pas que les Haïtiens étaient devenus sérieux ». Elle ne pouvait malheureusement pas savoir qu’à l’heure prévue, Tamara, Donaldzie et Renette seraient bel et bien sur scène. Cette fois au moins, le légendaire retard haïtien a failli à sa réputation.


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