Journée Mondiale de la femme

Lancement officiel du ''club de mères''

Publié le 2005-03-08 | Le Nouvelliste

A l'occasion de la journée mondiale de la femme, le représentant du Groupe de Recherche et d'Echange Technologique (GRET), Dr Daniel Henrys, a procédé, ce mardi 8 mars, au lancement du ''club de mères'' dans les locaux de l'Ecole Normale de Martissant. Cette initiative s'inscrit dans le cadre des actions entreprises par ledit Groupe afin de parvenir à la réduction du taux de mortalité maternelle dans les communautés de Dupont et de Cité de l'Eternel. Dr Henrys a précisé que la journée mondiale de la femme est celle de la lutte du droit à la vie de la femme. Il a déploré le fait qu'Haïti ait le taux de mortalité maternelle le plus élevé de la Caraïbe, et dit croire que la lutte doit être mener à Plusieurs niveaux pour que la femme ne meure pas en mettant au monde son bébé. A en croire le Dr Daniel Henrys, le GRET entend instituer un système sanitaire adéquat pour permettre aux mères de Dupont et de Cité de l'Eternel de bénéficier davantage de soins médicaux. Il a fait savoir que le projet ''club de mères'' a été créé en août 2004 et réunit dix clubs de dix (10) mères chacun. L'un des objectifs primordiaux du ''club de mères'' est d'instituer une structure sanitaire pouvant aider les mères de familles de modeste condition de la zone métropolitaine. Dr Daniel Henrys demande aux autres mères de famille de participer à la formation d'autres cellules et afin d'arriver à la formation de mutuelles. Patrick Souffrant, un des membres du comité du Centre de santé de Cité de l'Eternel, a mis l'accent sur le rôle des centres sanitaires dans les zones les plus défavorisées de la région métropolitaine. Il a rappelé que le centre de santé qu'il représente a été construit en 1974 par ASODLO mais il a été fermé en 1998. Un autre membre de la communauté de Dupont, Mme Gina Sainvil, a dénoncé la situation de violence et d'humiliation que subissent les mères haïtiennes alors qu'elles sont le pilier économique du pays. Selon elle, les mères haïtiennes sont souvent mal comprises par leur mari.
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