Un nouveau recueil des chants d’espérance pour les 200 ans du protestantisme

PUBLIÉ 2016-09-26
La Presse évangélique a présenté officiellement vendredi la nouvelle version du recueil des chants d’espérance. Cette édition est publiée après de profondes corrections d’ordre théologique et linguistique subies par le document. Un comité formé de théologiens, de linguistes et de musiciens a travaillé plusieurs années afin d’offrir au public cette édition spéciale du bicentenaire du protestantisme haïtien. Propriété de l’Union évangélique baptiste d’Haïti, le Chant d’espérance est aujourd’hui un patrimoine culturel, approprié par toutes les dénominations évangéliques du pays.


Sorti en 1949 à l’occasion du bicentenaire de Port-au-Prince, le recueil des chants d’espérance est à sa 43e édition. Cette dernière visait à réviser l’orthographe du créole qui n’était plus adaptée au standard de l’académie créole et corriger certaines fautes théologiques que comportaient quelques cantiques. « C’est la première fois que le document a subi d’aussi profondes corrections. Toute la partie créole a été révisée et adaptée à la nouvelle orthographe créole », a fait savoir le président du conseil d’administration de la Presse évangélique, Guilbaud Saint-Cyr, qui a pris la parole à la conférence de presse organisée à l’occasion. « À part la version créole qui a totalement été révisée, quelques corrections ont été apportées à certains couplets qui ont été modifiés pour des questions sémantique et théologique », a expliqué le pasteur Jean Edner Jeanty Junior, l’un des membres de la commission qui a travaillé sur la révision du document. Il a pris l’exemple du cantique 10 créole dont l’un des couplets a été modifié. Mais les membres de la commission ont tout fait pour que la modification des textes ne dérange pas la mélodie. « Le recueil des chants d’espérance est désormais un produit culturel, qui renforce les valeurs et les croyances des chrétiens protestants », a souligné le pasteur Jeanty Junior qui a présenté le travail au journal. C’est le missionnaire américain Thomas Evans qui a publié en 1949 la première compilation des chants d’espérance. Le docteur Edner A. Jeanty relate dans la préface de la nouvelle édition: « À l’ occasion de la célébration du bicentenaire de la ville de Port-au-Prince en 1949, le pasteur Thomas Evans avait établi un stand dans l’aire du Bicentenaire pour distribuer des traités évangéliques et vendre le livre des chants d’espérance modestement présenté.» « Nous avons veillé à ce qu’aucun des cantiques ne reflète uniquement une dénomination. Que tout ce qui se dit là-dedans soit assez général et puisse être chanté par n’importe quelle dénomination chrétienne », a précisé le docteur Joël Laloi, qui a présidé les travaux du comité de révision. Pour le docteur théologien, « le recueil des chants d’espérance apparaît comme l’une des grandes productions du protestantisme haïtien qui célèbre cette année ses 200 ans de ministère. À part les hymnes traditionnels, il y a des chants composés par des auteurs haïtiens et qui représentent l’âme haïtienne ». La nouvelle version du recueil des chants d’espérance contient 11 parties. Les chants d’espérance en français et en créole. Les mélodies joyeuses, Haïti chante avec Radio Lumière, la voix du réveil, réveillons-nous, échos des élus, l’ombre du réveil, gloire à l’agneau, réveillons-nous chrétiens, les cantiques spéciaux et les cantiques de Berraca, les chœurs chantés à l’occasion de la convention annuelle de l’Union évangélique baptiste d’Haïti (UEBH). Fanier Justima, pasteur et musicien, a également apporté sa contribution au document. Il parle d’un travail de révision fait avec soin afin d’offrir au monde évangélique et tous les utilisateurs du recueil un travail de qualité. « Ça a été une œuvre collective et de solidarité professionnelle, au regard de ce qui a été déjà fait en termes de correction de ce qu’il fallait apporter comme changement, a indiqué l’avocat Osner Févry, membre du conseil d’administration de la Presse évangélique. L’avocat en a profité pour rappeler que le recueil des chants d’espérance appartient juridiquement à l’Union évangélique baptiste d’Haïti. « Ce qui ne signifie pas qu’il est laissé à la seule jouissance de cette mission; loin de là. Les chants d’espérance se sont étendus à toutes les églises évangéliques protestantes du pays et depuis une dizaine d’années aux églises catholiques également. Ce qui renforce le caractère chrétien de ces publications », a ajouté le sociologue. Pour le président de l’UEBH, le pasteur Jacques Louis, « cette nouvelle version des chants d’espérance est une pierre apportée à l’édifice de l’Évangile à l’occasion du bicentenaire du protestantisme ». À part la sortie de la version papier, on est déjà en train de travailler sur la version électronique authentique des chants d’espérance, a annoncé le directeur général de la Presse évangélique, Nacesse Brice. Une initiative qui permettra aux utilisateurs de le télécharger sur les plateformes de vente en ligne et comme une application utilisable sur diffèrents types de gadget téléphone, tablette, etc. Les versions électroniques en circulation ne sont pas éditées par la presse évangélique. Le nouveau recueil des chants d’espérance est disponible dans les rayons de la Presse évangélique.



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