La malaria, une maladie à eviter

Communément appelé « fièvre malaria », le paludisme figure parmi les pathologies les plus courantes en Haïti. Il est caractérisé par une fièvre, des frissons, des maux de tête et de ventre, des douleurs musculaires et parfois des troubles digestifs (vomissements et diarrhées). Et dans certains cas, les malades vont jusqu'à souffrir d’anémie, d’ictère (jaunissement de la peau), de troubles de conscience et de détresse respiratoire. Alors que certaines personnes infectées ne présentent aucun symptôme.

Publié le 2016-06-17 | Le Nouvelliste

Le paludisme est causé par un parasite transmis par piqûre du moustique anophèle femelle infecté. Il existe cinq espèces d'anophèles responsables du paludisme chez l’homme dont les plasmodiums falciparum et vivax sont les plus dangereux. Les premiers symptômes de la maladie apparaissent généralement entre sept et vingt jours après la piqûre. Par ailleurs, de façon exceptionnelle, le paludisme peut être aussi transmis par transfusion sanguine. Si chez nous, on a tendance à banaliser la malaria, elle est pourtant une maladie dangereuse qui peut tuer. Surtout si la victime n'est pas prise en charge à temps. En effet, une fois dans le système de l'hôte, les parasites s'installent dans le foie. Et dans cet organe considéré comme le laboratoire du corps humain, ils se multiplient impunément. Après environ une semaine, les parasites, en passant par le sang, gagnent les globules, et au bout de deux ou trois jours, ceux-ci éclatent. C'est alors qu'apparaissent les premiers symptômes : fièvre et frisson. Si la malaria n'est pas traitée, elle peut entraîner la confusion mentale, la défaillance d'organes (tels les reins), le coma et même la mort. Le paludisme peut être traité. En fait, selon l'OMS, l’objectif premier du traitement est de garantir l’élimination rapide et complète des plasmodiums dans le sang du patient pour éviter qu’un paludisme non compliqué n’évolue vers une forme grave potentiellement mortelle ou vers une infection chronique provoquant une anémie. Par ailleurs, avant d'administrer un traitement, il est recommandé d’obtenir d'abord la confirmation parasitologique de la maladie. Ce diagnostic peut se faire par examen microscopique ou au moyen d’un test de diagnostic rapide. Au cas où il y aurait confirmation, un traitement rapide, dans les 24 heures suivant l’apparition de la fièvre, est indispensable pour éviter des complications potentiellement mortelles. Ce qui peut se faire au moyen d’un antipaludique. Comment prévenir la malaria ? La meilleure façon de réduire la transmission ou de prévenir la malaria consiste à s'attaquer aux vecteurs. En effet, « si la couverture par les interventions de lutte antivectorielle est suffisamment élevée dans une région donnée, l’ensemble de la communauté sera protégée », estime l’OMS ». En ce sens, elle recommande deux formes de lutte : l’utilisation de moustiquaires imprégnées d’insecticide et la pulvérisation d’insecticides à effet durable à l’intérieur des habitations. Par ailleurs, en Haïti, la lutte paraît un peu plus compliquée. Ceci en raison du bas niveau de l’assainissement dans nos quartiers. Il est vrai que l’intervention des autorités est importante en vue d’un environnement assaini en bonne et due forme, mais la contribution de chaque citoyen est tout aussi indispensable. Surtout qu’il convient à chacun de maintenir son environnement immédiat propre et invivable aux moustiques anophèles. A noter qu’environ 3,2 milliards de personnes, soit près de la moitié de la population mondiale, sont exposées au risque de contracter le paludisme. En 2015, environ 95 pays et territoires ont été touchés par le paludisme. Entre 2000 et 2015, l’incidence du paludisme (le nombre de nouveaux cas parmi les populations exposées) a baissé de 37 % à l’échelle mondiale tandis que le taux de mortalité a reculé de 60 % toutes tranches d’âge confondues et de 65 % chez les enfants de moins de 5 ans. Gladimy Ibraïme RHJS
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