REFLEXIONS SUR LA SITUATION POLITIQUE ACTUELLE EN HAITI

En quoi 2016 est-il différent de 2011? L’histoire se répète

Sommes-nous pour ou contre la commission de vérification électorale telle que voulue et mise sur pied par le président provisoire Privert (PPP) ? Tout d’abord, et à moins d’un revirement spectaculaire qui surviendrait après son passage aux Etats-Unis, il faut féliciter le PPP pour sa détermination inébranlable à tenir tête envers et contre tous et établir cette commission.

Sommes-nous pour ou contre la commission de vérification électorale telle que voulue et mise sur pied par le président provisoire Privert (PPP) ? Tout d’abord, et à moins d’un revirement spectaculaire qui surviendrait après son passage aux Etats-Unis, il faut féliciter le PPP pour sa détermination inébranlable à tenir tête envers et contre tous et établir cette commission. Il y a de cela quelque temps, à la suite d’un article de Jacqueline Charles paru dans le Miami Herald du 15 avril 2016, ( Kerry's warning to Haiti: Patience is wearing thin on delayer elections) je m’étais insurgé publiquement contre la façon dont John Kerry, le secrétaire d’Etat américain, analysait le dossier haïtien et minimisait la tenue de nos dirigeants en les qualifiant de soi-disant leaders. Je me suis demandé de quel droit le dirigeant d’un pays, fût-il celui des Etats-Unis, traitait ainsi celui d’un autre pays. Contribuer financièrement à l'organisation de nos élections et à notre budget annuel ne lui donne aucunement ce droit et il devrait le savoir. Nous ne sommes nullement un pays associé ni une province comme l’Alabama au temps de la ségrégation raciale. Il y a eu en 2011 une commission électorale de recomptage et de vérification. Cette dernière avait été montée et dirigée par l’OEA sous la poussée des USA comme fer de lance. A la suite de cette vérification, les résultats avaient changé : Jude Célestin, candidat du pouvoir d’alors, avait été écarté. En 2016, la même situation se présente. La vérification cette fois-ci sera conduite par les Haïtiens eux-mêmes. Où est donc le problème ? Tout d’un coup, des arguments, les uns plus stupides que les autres, fusent; comme par exemple, que ceux qui demandent des comptes et exigent que la vérité soit faite pour évacuer tout soupçon sont des mauvais perdants. La communauté internationale (CI) , les Etats-Unis et les soi-disant amis d’Haïti doivent comprendre que l’effet de la pilule de vérité administrée au malade d’alors subsiste encore dans son esprit et dans son sang. Qu’ils se gardent bien de lui dire que cette fois-ci, il devra succomber car le remède n’est plus disponible. A bien analyser, le président Préval en vrai homme d’Etat, en la circonstance, s’était armé de courage et avait mieux su aborder la situation, en autorisant la vérification. Par contre, le président Martelly et les gens de la CI n’ont pas su gérer la crise. Ils s'en sont remis à d’autres pour la résoudre à leur place. C'est la vraie raison pour laquelle Jocelerme Privert est au palais aujourd'hui. Et ces crétins espèrent qu’il exécutera la sale besogne dont ils s’étaient débarrassés: celle de faire avaler la mauvaise pilule au peuple haïtien. Ce qu’ils devraient comprendre, c’est que le président Privert n’est pas arrivé au pouvoir par sa seule volonté. Il est le fruit d’un déterminisme historique qui l’a placé à la tête de ce pays. Que ce dernier s'en souvienne donc lors de ses prises de position. On pourra comploter, mener des actions de déstabilisation, peut-être même le renverser sous le prétexte qu’il avait pris la responsabilité de signer un accord et commis la faute de ne pas le respecter. Dans ce cas, leur lâcheté aura eu raison du bon sens. Mais que l’on ne se méprenne point. Il aura toujours la liberté de répondre à ses détracteurs comme Toussaint Louverture avant lui : « même en me renversant du pouvoir pour empêcher que la vérité jaillisse, elle revivra par ses racines car elles sont profondes et nombreuses. » Il est temps que cesse, au nom de l’aide, l’hypocrisie de la CI. A bien réfléchir, de quoi a-t-elle peur ? Que LAVALAS par Moïse Jean Charles ou Maryse Narcisse revienne au timon des affaires de notre pays ? SO BE IT !!!!! Cela consacrerait sans équivoque l’échec de leur politique dans un pays assisté et rongé par la misère. De toute façon, comme en 1804, le déterminisme historique aura raison des konze et des fossoyeurs de la patrie. Leur volonté ne primera point. Que Jéhovah et les dieux tutélaires de la patrie viennent en aide à notre nation et à son courageux peuple.