Réaménagement/Place publique

La place Hugo Chavez à Maïs Gâté dans l'impasse ?

Inaugurée par Michel Martelly le 5 février dernier, la place Hugo Chavez de Maïs Gâté est pourtant inachevée. La remise des chantiers incomplète et la démotivation des agents de surveillance font planer l'incertitude sur le devenir de cette infrastructure, fruit de la coopération vénézuélienne, ayant mobilisé plus de 3 millions de dollars pour sa rénovation.

Publié le 2016-03-16 | lenouvelliste.com

Pour les besoins de bilan, bien qu’inachevée, le président Michel Martelly avait procédé le 5 février dernier à l’inauguration de la place Hugo Chavez à Maïs Gâté. Sur une superficie de 35 630 m2 s’élève cette infrastructure ayant mobilisé plus de 3 millions de dollars américains tirés des fonds PetroCaribe. Le panorama métamorphosé de l’espace présente plusieurs compartiments. Des terrains de jeu, des urinoirs, des cuisines, un kiosque dédié aux artistes, des portraits d’artistes, des installations de sport, entre autres, forment le nouveau paysage de la place Hugo Chavez. Les travaux exécutés par la compagnie La Générale Construction et Distribution S.A sont désormais suspendus depuis la dernière exhibition de l’ancien chef d’État. Observé ce mercredi 17 mars, le chantier de la place Hugo Chavez de Maïs Gâté n’ont pas évolué. Le revêtement artificiel du terrain de football se fait attendre, les panneaux de la surface de basketball absents et les installations électriques sont emportés. Les motifs de suspension des travaux demeurent inconnus. « Les travaux sont suspendus depuis février dernier. Le vol récurent des matériels et équipements exige une présence permanente sur le site. Plus de 13 ampoules électriques ont disparu, le site n’est pas électrifié», regrette Chirary Pierre, agent de surveillance. Dans l’intervalle, Roseline, le visage crispé et d’une voix abattue, évoque sa mésaventure avec le Bureau de gestion et d’entretien des places publiques (BUGEPP), structure responsable de l’entretien des espaces publics. Désappointée, elle exprime son exaspération face au comportement de l’organisme de tutelle. « Nous sommes plus de quarante-trois à assurer le ménage de l’espace, depuis 10 mois nous attendons la pitance mensuelle de 3 310 gourdes. Le ministère de l’Intérieur fait la sourde oreille à nos revendications », s’indigne-t-elle. En dépit d’un réaménagement inachevé, la place Hugo Chavez frôle une centaine de visiteurs quotidiennement. L’accès autorisé régulièrement à des étudiants et cadres s’avère une décision intelligente selon Vanessa, une jeune étudiante. « On m’a exigé une carte d’identification avant de pouvoir pénétrer l’espace. Il y a une grande différence contrairement à l’ancien décor », ajoute-t-elle. La place Hugo Chavez côtoie l’aéroport international Toussaint Louverture. La finalisation des travaux demeure imminente. Et la dénomination « Hugo Chavez » accordée à cette place peut susciter le débat, selon la jeune étudiante.


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