Le propriétaire de l\'équipe?

Carte blanche à Jean-Claude Boyer

Publié le 2004-12-23 | Le Nouvelliste

C\'est le peuple dans toutes ses compossantes, y compris les gens d\'affaires. Quand l\'équipe accumule les mauvais résultats ou fait du sur-place, l\'entraîneur procède à des changements de joueurs. Un titulaire peut perdre sa place et s\'en aller réchauffer le banc. Un second titulaire, peut-être un troisième. Malgré tout, l\'équipe continue à plonger dans le classement. L\'entraîneur, tirant les conséquences, décide de s\'en aller. S\'il s\'abstient de le faire, le propriétaire de l\'équipe le limoge. L\'adjoint de l\'entraîneur assure l\'intérim en attendant la nomination d\'une grosse pointure, genre Raymond Goetals ou Roland Lacossade, qui sache mener les hommes, imprimer sa marque, imposer la discipline et sa vision du jeu. Au besoin, sur le marché tant interne qu\'externe, la Direction du club recrute. Pour étoffer l\'effectif. Comment une composante dans la propriété de l\'équipe serait-elle empêchée de suggérer d\'envisager le renvoi de joueurs non performants? D\'autant que les hommes d\'affaires ont pris soin de souligner qu\'il n\'est pas question pour le moment de changer d\'entraîneur. Il est clair que si la défense du team est devenu une passoire, faisant prendre de l\'eau à toute l\'équipe,le propriétaire (le peuple) sera bien obligé de se séparer de l\'entraîneur, soit le chef du gouvernement provisoire. Aussi simple que cela. Le peuple (les fans) n\'a rendez-vous qu\'avec la victoire, ce qui me fait dire que l\'obligation de résultat s\'impose. Il ne soutient son équipe que quand celle-ci caracole en tête du championnat. Après tout, qui détient, dans le droit public, le pouvoir de faire (et de se défaire) des dirigeants? Le pouvoir électoral, donc de décision ou de choix, est exercé par l\'universalité des citoyens. C\'est ce qu\'on appelle le souverain !
Jean-Claude Boyer Mercredi 15 décembre 2004 Auteur

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