Un mapou est tombé ! Vive le mapou à venir

Publié le 2015-09-17 | lenouvelliste.com

Honneur et mérite à l’ati national Max Beauvoir. Je ne saurais introduire mes pensées sans saluer la mémoire de ce Grand Mapou qui s’est désintégré d’ici, en date du 12 septembre 2015, pour renaître dans l’autre monde. Suivant la tradition, il s’en est retourné au pays des ancêtres après 79 années d’existence. Que la traversée lui soit écourtée. Parallèlement, des questionnements abondent sur le suivi des acquis réels et les nouvelles perspectives du vodou avec le départ de l’ati national. Le monde vodou est donc interpellé à plusieurs niveaux. A bien des égards, le moment se veut propice pour effectuer un bilan de parcours. Et d’un point de vue chronologique, des avancées considérables sont enregistrées en termes d’institutionnalisation de ce secteur. Inutile de rappeler les phases successives de luttes, de turbulences, de persécutions et de reconnaissances opérées. Tout ceci s’insérait dans un long processus naturel en rapport direct avec le contexte historique de naissance de ce pays. Ainsi, l’ati Max Beauvoir ne représentait pas uniquement les vodouisants, mais il était à la tête d’une structure destinée à devenir une entité d’Etat, toujours en raison du contexte historique de la naissance d’Haïti. Dans cette optique, la nécessité d’introduire de nouvelles orientations stratégiques pour le renforcement et la dynamisation de ce secteur s’impose. L’une des premières orientations envisageables renvoie à la mutation de la structure « ATI » en « Grand collège vodou », plus représentatif des différentes composantes de la tradition vodou. Une telle orientation facilitera une communication plus étroite, une prise de position concertée et une synergie d’action. L’autre orientation stratégique depravity positionner le vodou comme l’un des vecteurs de développement. Dans ce cas précis, il doit tendre vers une nouvelle aire accompagné de nouveaux comportements de la part de la communauté vodou. Le voyage de l’ati Max Beauvoir constitue certes une perte considérable et le place d’emblée comme un patrimoine national, mais il ouvre également la voie vers un futur rempli d’espoir, à condition que nous prenions la peine de réfléchir et d’agir dans le sens de l’intérêt général du pays et de la société. Marie Florance JEAN PIERRE Juriste/Anthropologue Maîtrise en administration publique à l’ENAP @ : lfloreandree@yahoo.fr
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