Lettre aux organisations des droits humains d'Haiti à l'occasion de mon départ

Il y a presque vingt ans le secrétaire général des Nations unies écrivait : « …Chaque fois qu’il est question de finaliser une mission (des Nations unies en Haïti) il est inévitable de se demander si le caractère du processus entamé est irréversible. Et ce, parce que au-delà des objectifs spécifiques attribués à la mission, les Nations unies s’étaient proposées de faciliter la démocratisation d´Haïti. Les Nations Unies voulaient contribuer à la création d’une nation réunifiée, un Etat de droit. Un pays dans lequel devaient régner la justice et la liberté. Cependant, il y aura besoin de beaucoup de temps et d´efforts pour que les mentalités changent, pour que les institutions démocratiques qui ont été installées commencent à fonctionner d’une façon effective et pour dépasser d’une manière permanente la tentation de retour, sinon au duvaliérisme, à une forme quelconque de régime autoritaire. »

Ambassadeur Rodolfo Mattarollo
19 déc. 2013 — Lecture : 7 min.
Cette citation de l’ancien secrétaire général des Nations unies Boutros Boutros-Ghali, je l'ai mise en exergue du premier chapitre de mon livre publié par la MINUSTHA intitulé « Rien n’a été en vain. Un aperçu sur les droits humains en Haïti à l’aube du XXIème siècle » garde, hélas, toute son actualité. Cependant, je ne souhaiterais pas qu’un sombre désespoir domine l’atmosphère de cette lettre où je fais mes adieux, après neuf ans de vie et de travail en Haïti : un lustre sous le drapeau des Nations unies à la MICIVIH (1995-2000) et quatre

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