Journée d'enfer dans deux lycées au Cap-Haïtien

Des dizaines de lycéens admis d'urgence à l'hôpital ; d'autres indignés gagnent les rues et cassent tout sur leur passage ; des écoles privées prises pour cibles par les manifestants ; situation de panique au Cap-Haïtien. Aucune arrestation. La police dit enquêter sur le mouvement qui vise la tête de Justin Métellus à la direction départementale du MENFP.

Publié le 2013-10-28 | lenouvelliste.com

Des individus non identifiés ont lancé, ce lundi, des bombonnes de gaz lacrymogène, dans les lycées Philippe Guerrier et Jean-Baptiste Dudy Boukman provoquant un grand mouvement de panique dans ces établissements. Des dizaines de lycéens ont, par la suite, été admis d'urgence à l'hôpital universitaire Justinien, après avoir inhalé des gaz toxiques venant de l'explosion des grenades lacrymogènes. Si aucun mort n'est à déplorer, les responsables du principal centre d'hospitalisation du département ont dénombré, à la mi-journée, cinq blessés graves et 67 blessés légers. C'est la première attaque à gaz toxique au lycée Jean-Baptiste Dudy Boukman et la quatrième au lycée Philippe Guerrier, qui, rappelons-le, a été badigeonné, au début du mois d'octobre de matières fécales. La police n'a effectué aucune arrestation. Cependant, le directeur départemental de la police nationale, le commissaire divisionnaire Jonas André Vladimir Paraison, a informé que la police enquête sur le dossier. Les principaux investigateurs de ce mouvement contestent, depuis des mois, les changements effectués dans plusieurs établissements publics du département par le directeur départemental du ministère de l'Education nationale, Justin Métellus, qu'ils qualifient de corrompu. La nomination, le mois dernier, d'Eusai Fénelus à la direction du lycée Anténor Firmin et Ronald Jules au lycée Philippe Guerrier, a activé les opposants de Métellus qui ont multiplié leur mouvement par des dénonciations à la presse, des graffitis, mais aussi le badigeonnage des lycées précités avec des matières fécales et des attaques à gaz lacrymogène. Contacté par le journal, Justin Métellus s'est gardé de tout commentaire. Rappelons que jeudi dernier des lycéens avaient déjà manifesté à travers les rues pour dénoncer cette situation. « Nous sommes des victimes de la politique », regrettaient-ils, expliquant que depuis le début de l'année académique, le lycée national Philippe Guerrier n'arrive pas à fonctionner.
Gérard Maxineau gedemax@yahoo.fr Twitter: @gedemax
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