Le Nouvelliste (L.N.): Dany Laferrière, vous êtes un athlète de l'écriture. Vous carburez encore à la littérature à l'heure où le soleil blanchit la campagne. Vous avez dit: «J'ai écrit ce livre dans mon lit, entre trois et sept heures du matin. Au moment où la ville s'active, je me rendors.» Vous nous faites-là le portrait d'un écrivain résolument en pyjama, un peu comme Proust avec son «Longtemps, je me suis levé de bonne heure»...
Dany Laferrière (D.L.): Je fais beaucoup de choses au lit: je lis, je rêve parfois les yeux ouverts, et j'é
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