Assistance mortelle/Projection

Edmond Mulet voulait la tête de René Préval

Raoul Peck, au terme d'une longue moisson d'images, livre « Assistance mortelle ». En cent minutes, le cinéaste, avec pudeur mais un droit de gueule inaltérable, balance. Sa caméra, des fois oubliée, saisit des moments rares, des scoops confinés dans le studio de montage pendant deux ans. On y voit un René Préval raconter comment des représentants de la communauté internationale, Edmond Mulet en tête, ont tenté de l'éjecter de la présidence après les élections houleuses du 28 novembre 2010.

Roberson Alphonse roberson_alphonse@yahoo.com
03 avr. 2013 — Lecture : 5 min.
« C'est un témoin qui montre », chuchote Yvrance aux premières images du film, projeté pour quelques dizaines de personnes, à la salle paroissiale d'Aquin, samedi 30 mars 2013. On ne verra pas de mort. Mais l'échec. Celui de la gestion post-goudougoudou par les acteurs nationaux et internationaux. Sur presque toutes les coutures, les défaillances de l'aide, de l'assistance internationale sont montrées, prévient la narration, une sorte d'échange de correspondance entre Peck et une amie inquiète, une mélancolie dans la voix. On remonte le temps

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