Assassinat de Jovenel Moïse : Nicolas Maduro révèle des liens entre le président colombien et un complice

Publié le 2021-07-29 | lenouvelliste.com

Le président de la République bolivarienne du Venezuela, Nicolas Maduro, a fait une nouvelle sortie pour tirer à boulets rouges sur son homologue colombien Ivan Duque qu’il accuse d’être de mèche avec une des personnalités dont le nom est lié au dossier de l’assassinat du président Jovenel Moïse dans la nuit du 6 au 7 juillet.

Nicolas Maduro, revêtu d’un survêtement aux couleurs officielles de son pays, est apparu dans une vidéo de quelques minutes environ dans laquelle il annonce avoir parlé au nouveau Premier ministre haïtien, Ariel Henry, pour le mettre en garde contre les autorités de Bogota et leur velléité d’étouffer l’investigation sur l’assassinat du président Moïse.

« J’ai parlé avec le Premier ministre Ariel Henry il y a 4 à 5 jours pour lui dire de faire attention parce que si le gouvernement d’Ivan Duque est en contact avec des gens de la police, c’est pour s’assurer comment entraver l'enquête », a déclaré le président Maduro, évoquant des dénonciations de manipulation de l’enquête ayant cours actuellement en Haïti.

« Ils veulent entraver l'enquête et cacher les liens de la mafia colombienne avec le pouvoir dans l’assassinat de Jovenel Moïse », a dénoncé le président Maduro, qui n’en revient pas que l’entreprise ayant contracté les mercenaires colombiens depuis la Floride, en lien avec l’extrême droite vénézuélienne de [Juan] Guaido, ne soit pas sous enquête.

Nicolas Maduro trouve encore plus étrange qu’un des dirigeants exécutifs de cette entreprise contractante des mercenaires soit compère et ami intime d’Ivan Duque, le président colombien.

« Il y a de multiples vidéos et de photos attestant de la présence de ce Santa Maria, complice de l’assassinat de Jovenel Moïse, au palais présidentiel colombien à Bogotá », a poursuivi Nicolas Maduro.

« C’est pourquoi j’ai dit au Premier ministre haïtien, attention ! C’est pourquoi je dis au peuple haïtien, attention ! », a mis en garde le chef d’État vénézuélien, estimant que le personnel policier envoyé par Bogotá a pour mission de dévier l’investigation sur l’assassinat du président Jovenel Moïse.



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