HELP investit dans l’éducation pour renforcer le capital humain d’Haïti

Publié le 2021-04-16 | lenouvelliste.com

L’officière de développement de HELP, Daphnée Charles, a été l’une des intervenantes de la deuxième journée de la 11e édition du Sommet international de la finance. Elle est intervenue autour du thème « Comment financer l’enseignement supérieur en Haïti ». L’éducation coûte cher, mais c’est un investissement rentable et durable, a-t-elle analysé lors de son intervention en partageant l’expérience de l’organisation dont elle fait partie avec le public.

Le programme HELP, qui offre des bourses universitaires en Haïti, prouve que l’éducation des jeunes est l’investissement ayant le plus d'impact qu’une personne puisse faire, a expliqué Daphnée Charles, l’officière de développement de HELP qui s'est basée sur les données disponibles. « Actuellement, HELP compte 300 diplômés. Une étude a démontré que ces 300 diplômés peuvent contribuer à un montant de 300 mille dollars au PIB en Haïti. Une contribution, au total, de 90 millions de dollars  », a-t-elle avancé, tout en soutenant que l’éducation est l’une des choses qui contribuent au succès économique d’un pays.

20% des élèves haïtiens terminent l’école primaire. Au niveau secondaire, 9% franchissent le cap et seulement 1%  des jeunes en âge d’entrer à l'université y parviennent. Parmi eux, la moitié arrive à boucler le cycle d’études, a souligné madame Charles, citant un rapport de l’Unicef.  La partie universitaire a moins de ressources. C’est cette situation que HELP, à travers ses actions, veut renverser en investissant dans l’enseignement supérieur, a-t-elle dit, rappelant que le programme offre une formation en anglais et en informatique qui permet aux bénéficiaires de mieux se positionner sur le marché du travail. « En Haïti, 50% de personnes intègrent le marché du travail après leurs études, 85% des diplômés y sont présents, le revenu moyen des employés est évalué à 650 dollars, celui des diplômés de HELP à 10 000 dollars. Seulement 16% de ces derniers restent vivre en Haïti après leurs études,  80 % des diplômés de HELP restent au pays » se réjouit Daphnée Charles.

Pour l’instant, le programme est financé notamment par des partenaires locaux : la SOGEBANK, la BRANA, entre autres. Elle a une capacité d’offrir des bourses à vingt-cinq personnes. Les responsables de cette structure veulent élargir le champ pour pouvoir venir en aide à 50 personnes chaque année, selon Daphnée Charles, qui révèle que le budget de cette association est de 3 millions de dollars et qu’elle débourse 12 000 dollars chaque année par étudiant.

Germina Pierre Louis
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