Le registre référendaire est fermé avec 4.5 millions de potentiels électeurs inscrits  

Publié le 2021-04-27 | lenouvelliste.com

Le Conseil électoral provisoire met le cap sur la réalisation du référendum constitutionnel prévu le 27 juin prochain. Ainsi Guylande Mésadieu, la présidente du CEP, a annoncé que l’institution qu’elle dirige travaille actuellement afin de dresser la liste des électeurs et des électrices qui pourront voter le jour du référendum. La conseillère électorale souligne que le CEP a décidé de fermer le registre électoral le lundi 26 avril comme annoncé afin de répondre à une obligation inscrite dans le décret sur le référendum exigeant de mettre cette liste disponible 30 jours avant l’organisation du référendum.

Le registre référendaire est fermé avec 4.5 millions de personnes qui y sont inscrites, a confié Guylande Mésadieu, la présidente du CEP, qui intervenait ce mardi 27 avril à l’émission Panel Magik, sur Magik9. Elle a précisé que la machine était déjà en branle pour organiser le référendum. « Actuellement, 90 % des centres de vote sont déjà évalués. Le CEP, depuis plusieurs semaines, s’est attelé à cette tâche. En plus, les membres des bureaux départementaux référendaires recrutés sont en train de travailler pour rendre les bureaux de vote disponibles », a-t-elle précisé.

Mme Mésadieu a également souligné qu’il y aurait un centre de tabulation et des observateurs. Toutes ses structures sont déjà mises en place, a-t-elle avancé, ajoutant qu’il y a une large possibilité qui permet à des institutions qui décident de suivre le processus de se placer comme observateurs.  Le coût de l’opération référendaire s'élève à 40 millions de dollars, a révélé Guylande Mésadieu, qui s’empresse de préciser que ce budget servira aussi à couvrir des dettes antérieures du CEP envers les Bureaux électoraux départementaux et les Bureaux électoraux communaux  et des membres de ces structures. « les 40 millions de dollars ne sont pas alloués  uniquement au référendum puisque les mises en place serviront également lors de l’organisation des élections », a-t-elle justifié.

Le référendum est prévu à un moment où l’insécurité est grandissante dans le pays. Les bandits gagnent du terrain. En guise d'alternative, la conseillère électorale annonce que des mégacentres de vote seront construits pour faciliter la tâche aux gens vivant dans des zones non accessibles, a-t-elle promis, faisant référence aux zones en proie à la violence.

Le Comité consultatif pour l’élaboration de la nouvelle constitution et le CEP se renvoient la balle

Le processus du changement de la Constitution est lancé. Des membres du Conseil électoral et des membres du Comité consultatif indépendant pour l’élaboration de la nouvelle Constitution travaillent pour faciliter ce changement. Ils sont impliqués au premier plan dans ce processus, mais refusent de se voir y être associés.

Guylande Mésadieu, présidente du CEP qui a l’une des missions principales de réaliser le référendum durant lequel la population est appelée à se positionner sur un projet de Constitution, a précisé qu’elle ne travaillait pas pour changer la constitution mais pour le  vote référendaire. Pour ce qui est des questions relatives à ce sujet, la conseillère électorale a invité les journalistes à les poser aux membres du Comité consultatif indépendant pour l’élaboration de la nouvelle Constitution. La veille, durant une intervention sur Magik9, Louis Naud Pierre, membre du CCI avait fait de même en invitant les présentateurs de l’émission Panel Magik à poser les questions relatives au changement de la Constitution aux membres du Conseil électoral provisoire, précisant que son travail s’arrêtait à la rédaction de l'avant-projet de Constitution.

Le Core Group, dans un communiqué publié le lundi 26 avril, a exprimé ses préoccupations par rapport au projet de changement de constitution. « Quant au changement de Constitution, le Core Group exprime sa préoccupation devant le fait que ce processus n’est pas à ce stade suffisamment inclusif, participatif ou transparent », a indiqué ce regroupement de diplomates qui note qu’« une telle réforme devrait se dérouler sur la base d’une large consultation qui implique l’ensemble des forces vives de la nation ».

Germina Pierre Louis
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