Le Foyer de l'Espérance ouvre une classe d’informatique pour desservir des jeunes démunis

Publié le 2021-04-26 | lenouvelliste.com

L'œuvre sociopastorale de la Congrégation de Sainte-Croix en Haïti, baptisée Foyer de l'Espérance, qui offre un accompagnement pluridisciplinaire aux enfants et aux jeunes du quartier défavorisé de Bizoton 53 (Carrefour), a ouvert une nouvelle classe d’informatique. Après les cours de coupe couture, les jeux récréatifs et instructifs, les séances de formation spirituelle, le Foyer forme une première cohorte de 45 jeunes en informatique. « Nous estimons et nous croyons que ces initiatives louables peuvent changer la donne en diminuant le chômage. C'est aussi une occasion d'offrir de nouvelles alternatives aux jeunes qui se sentent parfois oubliés, méprisés, marginalisés», explique le père Baudelaire Martial, fondateur du Foyer.

Selon l'homme d'Église, « face à la crise de la délinquance juvénile, au kidnapping, à la prolifération des armes, la mise en place d’un tel programme s’avère plus que nécessaire». Il a sa place dans la cité, dit-il. Selon le père Baudelaire Martial, au moins 90 jeunes auraient pu bénéficier de ce cycle de formation pour son lancement si et seulement si, il n’y avait pas la contrainte budgétaire. «Le grand handicap du Foyer, c'est qu'il n’arrive pas à bénéficier d'un appui institutionnel pour pouvoir accueillir plus de jeunes, plus d’enfants. Ces derniers sont intéressés, veulent apprendre, mais malheureusement les moyens économiques sont limités », déplore le prêtre, ancien directeur du collège père Bazile Moreau à Carrefour. 

«Par devant la réussite d’une telle aventure, le directoire du Foyer exprime sa vive reconnaissance aux pasteurs de l’Archidiocèse de Bamberg pour leur sollicitude pastorale, à Madame Susanne Sebald du bureau des affaires étrangères de l’Eglise à l’échelle universelle, pour sa grande ténacité et sa détermination dans la réalisation de ce projet. Tout le staff est vivement remercié», déclare le prêtre, soulignant que le programme est ouvert aux jeunes des deux sexes ayant fréquenté au moins la classe de NS3 (rhéto). 

«Au fond, notre grand souci c’est d’accompagner, de former, d’éduquer le plus de jeunes possible, insiste le père Baudelaire Martial. Nous croyons fermement en la formation de la jeunesse. Pour cela, nous ne ménageons rien. Car, l’avenir d’Haïti, de tout pays, passe indubitablement par la formation des jeunes. Les résultats seront bénéfiques pour la zone et pour la société en général. Le développement, dit-on, c’est le nouveau nom de la paix. »

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