Jean Emmanuel Jacquet a causé avec le public du Centre Pen

Publié le 2021-04-19 | lenouvelliste.com

Jean Emmanuel Jacquet était invité le samedi 10 avril 2021 par le Centre Pen Haïti pour une causerie autour de son travail de création et la présentation de ses deux derniers ouvrages, à savoir Trapèze et Depresyon. Par cette causerie animée par la poétesse Melissa Beralus, l’écrivain devenu en avril de l’année dernière Directeur Général de la Direction Nationale du Livre DNL (une tache qui lui va bien compte tenu de toutes ses implications dans l’univers du livre et tout ce qui lui est connexe), Jean Emmanuel Jacquet a eu l’occasion, entouré d’auteurs comme lui, de lecteurs, de journalistes et de personnalités du monde littéraire, de parler de son cheminement et des différents motifs qui dominent le terrain de son œuvre.

Déjà plusieurs fois primée, Jean Emmanuel Jacquet dispose d’une œuvre dense et remarquable où poésie, récit, roman et pièces de théâtre non encore jouées alternent pour lui donner toute sa place dans le panorama littéraire haïtien et, en quelque façon, lui octroyer le monde. Car les motifs qui sont ceux de l’auteur de « Quartiers d’oubli » racontent le monde, peut-être d’un lieu précis, qui est Port-au-Prince. Mais le racontent avec tout ce qu’il a de terrible, d’amer, d’amour, de violence, etc. 

L’écrivain en avait profité pour rendre un hommage plutôt appuyé à un père qui lui a permis d’être un découvreur. Ce feu père, Monpelor Jacquet homme brillant qui, a-t-il dit, a joué un rôle éminent dans le processus menant à l’écrivain qu’il est devenu aujourd’hui, racontant que tout jeune, celui-ci lui avait inoculé la sève du dire travaillé en l’obligeant le soir venu, avant de dormir, à écrire des acrostiches et des poèmes.

« Monpelor Jacquet fut mon père, mais aussi un Homme brillant qui emmenait la famille assister à ses audiences ; c'est lui qui m'a permis de devenir ce que je suis aujourd’hui », confie Jacquet, ajoutant qu’il lui reste encore beaucoup à faire et qu’il n’a pas la prétention de toucher au fond de ce qu’il rêve.

L’auteur qui s’est entretenu avec le public sur des thèmes comme –Hésitations _Doutes_-Inspiration _Corps à corps avec l’écriture après, s’est mesuré au moment nécessaire de questions-réponses. Les questions ayant été plutôt pointues, il les a répondues pour le plus grand bonheur du public assez peu riche en nombre qui était venu participer à ce moment pur et léger, pour reprendre dans d’autres mots ce qu’a dit la presidente du Centre Pen, Kettly Mars.

Les écrivaines Ketly Mars, Adlyne Bonhomme, Cherlie Rivages, des poètes dont Coutechève Lavoie Aupont, Syto Cavé, Snayder Pierre Louis ou des personnalités travaillant pour la cause du livre en Haïti ; le bibliothécaire-militant Jimmy Borgella, le Directeur du Livre Wilson Paulemond, sont parmi les personnalités à avoir pris part à cet évènement.

Il faut signaler que dans la foulée, l’auteur a signé ses deux derniers ouvrages : Trapèze qui avait été figuré dans la première sélection pour le prix francophone et Depresyon.

Jacquet a déjà écrit : - Homo sensuel (monologue poétique) (Caroline du Sud) : Éditions Ruptures. 2013.

- Quartiers d'oubli (roman épistolaire)  Charleston: Éditions Ruptures. 2014.

- Kalawòch (récit)  Charleston: Éditions Ruptures. 2015.

- La rue Gabart est ta principale maladresse (poésie) Charleston : Éditions Ruptures. 2016.

- Trapèze (poésie)  Port-au-Prince: L’Imprimeur II, 2018.

- Depresyon (poésie)

      

Adelson Elias    
Auteur


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