Evaluation post-cyclonique

Les dégâts de Tomas dans la production agricole

Tomas a laissé sa marque dans l'agriculture en affectant 78 598 hectares de plantations. L'ouragan du début de novembre 2010 a détruit des plantations de bananes, de pois congo et de millet particulièrement dans la Grand'Anse, le Sud et le Sud-Est. Si dans le secteur de la pêche les dégâts sont évalués à 38.6 millions de gourdes, dans l'élevage, ils dépassent les 55 millions de gourdes.

Publié le 2010-12-15 | Le Nouvelliste

National -

Les pertes au niveau de la production végétale sont estimées à 78 598 hectares, selon un rapport relatif aux dégâts causés par le cyclone Tomas au début du mois de novembre dernier et rendu public par la Coordination nationale de Sécurité alimentaire (CNSA). Ces pertes se sont avérées plus importantes dans la Grand'Anse (32%), soit plus de 25 000 hectares de cultures affectés, dans le Sud (17%) et le Sud-Est (12%). Les départements des Nippes et du Nord-Ouest ont accumulé un niveau de pertes de 10%. Parmi les cultures les plus affectées, la banane, toutes variétés confondues, occupe la tête du peloton. Elle a enregistré des pertes de 28% au niveau des plantations. Ces pertes sont plus importantes dans le département de la Grand'Anse, notamment au niveau de la commune de Jérémie. Les plantations de pois congo et d'igname ont subi aussi de grands dommages qui représentent respectivement 17% et 16% des pertes globales. Le sorgho (millet) est la quatrième culture à avoir été sévèrement touchée (11% des pertes). Les cultures telles le maïs, le haricot, le manioc, le riz ont été en revanche moins affectées. Jérémie (Grand'Anse) et Léogâne (Ouest) sont les communes les plus touchées par le désastre. Elles ont perdu plus de 6 000 hectares de terres en culture lors du passage du cyclone. La commune de Jacmel se place en troisième position en dépassant, de manière significative, les autres communes. Dans la production végétale, l'élevage ou la pêche les dégâts ne sont pas insignifiants. Le secteur de l'élevage a aussi essuyé de lourdes pertes, évaluées à plus de 55 millions de gourdes, soit plus d'un million de dollars américains. Le département du Sud a enregistré les plus fortes pertes, soit 23%, représentant ainsi près de 13 millions de gourdes. Le Nord-Ouest vient en deuxième position avec 20% des pertes, tandis que la Grand'Anse en accuse 15% des pertes totales. Il faut souligner en outre que Jérémie et Léogâne sont les communes les plus touchées, ayant enregistré respectivement 8% et 7% des pertes totales. Les pertes dans le secteur de la pêche sont évaluées à 38.6 millions de gourdes, dont 30% dans le département de la Grand'Anse, considéré comme le plus affecté. Le département des Nippes vient en deuxième position avec 21%. Il importe de remarquer que dans ce secteur, la commune de Petite-Rivière de Nippes accuse le niveau de pertes le plus important, comparativement aux autres communes affectées. Cette enquête d'évaluation a été réalisée dans les dix départements du pays, suite au passage de l'ouragan Tomas sur Haïti du 4 au 7 novembre 2010. Ces résultats sont présentés par département, commune et par secteur. Il est à remarquer que dans le document, toutes les données collectées n'ont pas été exploitées sinon celles relatives à une estimation rapide des pertes enregistrées dans les secteurs agricole et halieutique. Les autres feront l'objet d'une analyse future plus approfondie. Le rapport de la CNSA conclut que la prise en compte de la perte de sols le long des rivières est particulièrement recommandée dans les autres études d'évaluation post-désastre, compte tenu des effets potentiels liés à cet aspect (réduction de la fertilité des sols existants, diminution des superficies cultivables, perturbation et fragilisation des écosystèmes avec possibilité de réduction de la biodiversité). De surcroît, l'instance en charge de la sécurité alimentaire du pays recommande l'élaboration et la mise en oeuvre d'un plan de redressement, susceptible de soutenir les initiatives de relance agricole dans les filières et les zones les plus touchées et de réduire la vulnérabilité des régions productives aux cataclysmes naturels. D.J.

Dieudonné Joachim Auteur

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