Le mystère et le symbolisme de La Vilokan : la rencontre de deux mondes

Publié le 2008-01-29 | Le Nouvelliste

Culture -

Située à mi-chemin entre Port-de-Paix et Saint Louis du Nord, non loin de la route qui conduit à Anse-à-Foleur de la très célèbre et très populaire Ti Sainte An, La Vilokan (de son orthographe mystique et originale) est la réplique locale du temple de Salomon à Jérusalem, détruit deux fois et à l\'emplacement duquel se trouve l\'esplanade des mosquées. Elle est placée dans la Mésopotamie d\'Haïti parce que située entre deux rivières: rivière des Nègres et rivière La Caïlle tout comme le Tigre et l\'Euphrate du Royaume de Babylone ou de l\'Irak actuel. Deux rivières mystérieuses et mystiques donc, tout comme le Temple qu\'elles protègent à un point tel qu\'elles ne débordent jamais de leur lit pour ne pas déranger la sérénité des lieux. L\'eau de la rivière La Caïlle, en raison de sa très haute valeur mystique, a servi en partie à la construction de la Citadelle Laferrière et à remplir les citernes qui s\'y trouvent. En langage fon, le terme Kan désigne l\'ombilic ; l\'on se fait vite une idée quand on sait que le cordon ombilical relie le foetus à la matrice de la mère. Autrement dit, La Vilokan serait ce lien étroit, ce trait d\'union entre deux terres : la terre d\'Haïti et la terre d\'Afrique, l\'Afrique ginen, ce continent ancestral d\'où venait la masse des esclaves. Plusieurs vocables désignent cet endroit mystérieux : LaVilokan, La Douceur, la Belle Fraîcheur, la Forêt sacrée du Bénin, la Mecque d\'Haïti et Nan gran Kay. Autant de termes qui vous renvoient à une même mystique et une même symbolique. LaVilokan est située sur l\'habitation la Douceur (Ducios ou Dulce en espagnol et même dans le vocable indien du nom des premiers habitants de l\'Ile), propriété qui a été concédée par une très riche famille venue de France, en particulier le très sérieux et honnête Legrand Dauphin, père de Dajeanson Dauphin, grand-père de ma maman, feu Gloria Dauphin. Un proverbe très répandu à Port-de-Paix et dans ses environs se trouvait sur toutes les lèvres et est ainsi formulé : « Bat Chen Legrand tan\'n Dajeanson », qui signifie que quand on fait du tort à quelqu\'un, il faut s\'attendre à ce que cet affront soit vengé par l\'un des siens. Le temple de La Vilokan Appelée Gran Kay par les serviteurs et les habitants de la région dite la Douceur, la maison qui sert de temple à La Vilokan est en tôle et n\'a rien d\'extraordinaire. Voici ce que relate mon cousin, Me Jérôme Mazard, de regrettée mémoire, dans une brochure consacrée à laVilokan: « C\'est un village au milieu d\'une cour où moisit un vieux Temple tout à fait rustique. C\'est une construction ordinaire, sans décor exotique, qui est élevée dans un espace réservé. On voit autour de l\'habitation un enchevêtrement de palmiers, d\'acacias et d\'autres arbres inconnus. Ce tout ensemble impose un silence sépulcral. Deux compartiments y sont flanqués à l\'intérieur : le parvis et la loge. La loge elle-même a deux parties : le lieu saint et le lieu trois fois saint. Un Sanctum qui n\'est pas accessible est séparé par un rideau épais. Ce qu\'il y a de l\'autre côté du rideau est ignoré du monde profane et de la connaissance objective », fin de citation. Ce qu\'il y a de l\'autre côté et à l\'intérieur n\'est autre que la pierre philosophale, cette pierre destinée à changer tous les métaux en or, mais qui est aussi plus que ça. Elle a autant d\'importance que le Saint-Graal et la Lance du Destin. Je précise que le lieu dit le lieu trois fois saint est séparé par trois rideaux qui sont superposés. Pour les changer ou les faire laver, le Déka ou grand prêtre se met à genoux, récite une prière, se lève et se dirige de dos pour enlever un premier et un deuxième rideau tout en prenant le soin d\'en laisser le dernier, de telle sorte qu\'il ne puisse rien voir en les enlevant ou en les remplaçant. Si dans le temple de Jérusalem, le saint des saints contenait L\'Arche d\'Alliance, la Table des Dix Commandements ou le décalogue, à La Vilokan le lieu trois fois saint renferme la Pierre philosophale et d\'autres objets venus d\'Afrique, placés par Déka et d\'autres initiés qui lui ont succédé, et également des éléments sacrés enfouis en terre par les Indiens ou remontant jusqu\'à l\'Atlantide. Atlantide, elle n\'est autre que ce continent perdu ou disparu des suites d\'un cataclysme ou d\'une grande catastrophe naturelle qui s\'apparentait au déluge de la Bible ou à la disparition des Titans. Continent dont parlait le grand philosophe grec, le célèbre Platon, disciple de Socrate dans son traité de Politique La République et dont Haïti qui est la Jérusalem nouvelle est le centre. Comme tout temple d\'ailleurs ou tout haut lieu mystique, La Vilokan est régie par une organisation très rigide et bien structurée avec ses principes, son ordre, ses codes, ses pôles et desservie par un grand prêtre qui porte le nom de Déka et qui est assisté d\'une pléïade de serviteurs. Le Déka ou le grand prêtre Plus haut lieu mystique du pays, au contraire de la cour Souvenance, Nan Badyo, et Nan Soukri dans l\'Artibonite, Nan Campêche dans le Plateau Central ou Doréal de la gran\'n Ibo Lélé dans le Nord, La Vilokan en est le plus ancien. Elle représente le premier village construit par les Africains en Amérique, plus précisément à Saint Domingue ou en Haïti et où fut célébrée la première cérémonie Vaudoue consacrée à Papa Legba. C\'était un 31 décembre, date retenue comme la fête de La Vilokan. En la circonstance, le Déka donne toute la mesure de ses connaissances, croyances, pratiques dans le culte célébré à La Douceur, et qui est différent de celui en usage dans d\'autres lieux mystiques du pays. Dans le temps, des dignitaires et initiés venus du monde entier s\'y réunissaient et délibéraient en assemblée selon leurs rites. Si toute religion ou tout temple a son prêtre ou son pasteur, le temple de La Vilokan est desservi par Déka, un grand prêtre, du nom du 1er esclave qui avait affronté son maître et qui s\'est réfugié à La Douceur, la Forêt sacrée du Bénin, la Belle Fraîcheur qu\'on va surnommer Nan gran Kay également. Etymologiquement, La Vilokan serait une cité sacrée, projection terrestre en Haïti de la cité mystique qu\'est Ifé- nom d\'un endroit mystique rencontré au Mali en Afrique, l\'entrée de Nan ginen, le Royaume des Loas. Le dernier Déka en date s\'appelait Varisse et il n\'est pas encore remplacé. L\'historicité du Déka Mystiquement, l\'histoire du Déka se confond avec celle de La Vilokan, bien que cette dernière puise son origine aussi loin qu\'on remonte dans le temps et l\'espace. Dans sa thèse de doctorat, le professeur Grégoire Dieuguélé Matsura de la faculté d\'ethnologie, nous fait la relation suivante : « A Saint-Domingue, un soir quatre esclaves furent possédés par Papa Legba qui les entraîna dans une forêt non loin de la ville de Port-de-Paix. Il leur indiqua l\'endroit où il devait fonder le premier royaume : La Vilokan qui devient ainsi le premier village africain créé par les esclaves et où fut célébrée la première cérémonie vaudoue consacrée à Papa Legba\". Thèse très plausible s\'il en est, qui va être renforcée par l\'histoire de l\'esclave Déka qui travaille sur la plantation du colon Barlatier, non loin de la rivière des Barres, dépendance de Saint Louis du Nord. Déka, c\'était un jeune esclave importé d\'Afrique lors de la traite des Noirs, remarquable, beau, robuste, intelligent et attrayant. Acheté au marché de la Croix-des-Bossales à Port-au-Prince comme tous les autres d\'ailleurs, il fut amené dans le Nord-Ouest par le colon Barlatier qui laisse son nom à la région. Les Barlatier de Saint Louis du Nord sont ses descendants, notamment mon ami Louis René Barlatier, ainsi que sa soeur Charlotte Barlatier Cadet. Un soir, au cours d\'une fête, l\'esclave Déka, possédé par un esprit ou loa, poignarda et tua le chien de son maitre. Furieux et mécontent, Barlatier junior résolut de liquider l\'esclave révolté. Malgré les gestes et actions répétés aucune balle ne fut sortie du canon de son fusil. Sur ces entrefaites, Déka prit la fuite en direction d\'ouest, mais poursuivi par les Barlatier qui voulaient l\'appréhender. Arrivé à hauteur de Morne Miguel à environ trois kilomètres de Saint Louis du Nord, un fort brouhaha suivi d\'un tonnerre le sépara de ses poursuivants qui ne pouvaient rien voir ni entendre. Mais lui, Déka, après avoir traversé la rivière des Nègres, entendit une voix qui lui parla. Cette scène rappelle le passage de la mer Rouge par le peuple hébreux poursuivi par Pharaon et ses troupes. Déka s\'agenouilla et dit : \"Ici c\'est ma Ville-au-Camp\". Ensuite, il se dirigea vers la Douceur, non loin de la route, où se trouva un endroit mystérieux, cousu de forêts et d\'arbres fruitiers et où est fredonné partout le chant des oiseaux à côté d\'une source d\'eau. Il y établit sa demeure et planta des objets que lui confièrent les prêtres d\'Afrique, qu\'il cacha sur lui et qu\'il devait enfouir quelque part sitôt arrivé à destination. Ces objets, sortes de matrice, constituèrent donc des reliques et devaient servir de lien entre la Terre d\'Afrique et celle d\'Haïti. En s\'y établissant, Déka exerça le culte des Ancêtres, celui de Legba. Depuis lors, toutes les ethnies dont les esclaves viennent à Saint Domingue durent obligatoirement saluer d\'abord Legba dans leurs cultes. On comprend alors pourquoi - quel que soit le rite observé - toute la cérémonie commence toujours par l\'appel à Legba ou de son congénère et les hymnes à La Vilokan pour honorer les divinités et les humains qui ont pris le soin de créer ce Royaume - extrapolation d\'Afrique- et qui devinrent les ancêtres des vodouisants actuels. Les esclaves venaient régulièrement consulter Deka; avant chaque excursion, ils devaient faire un petit tour à La Vilokan. Avant de se rendre à Vertières où il alla rencontrer l\'immortalité, Capoix se rendit à la Douceur où il puisa les forces et l\'énergie nécessaires pour venir à bout des Français et mettre en déroute l\'Armée de Napoléon Bonaparte, le plus grand stratège de tous les temps. Une Armée donc qui venait d\'être victorieuse sur tous les champs de bataille d\'Europe et d\'ailleurs : en Autriche, en Russie, en Egypte, en Italie, à Arcole et à Rivoli. Et n\'étaient les prouesses, l\'intrepidité, le courage et la ténacité de Capoix, Haïti serait aujourd\'hui encore au stade des DOM-TOM de la Martinique et de la Guadeloupe. L\'origine du culte moderne Normalement l\'histoire de La Vilokan ne date pas d\'hier et est aussi vieille que l\'histoire de ce pays même. Elle est antérieure à l\'arrivée des Noirs à Hispagnola vers 1503 où à l\'action de Déka à Saint Domingue avant la Guerre de l\'indépendance. Lequel va laisser son nom à tout serviteur ou grand prêtre qui dessert le Temple tel un Iman, un Rabbin, ou un Lévite dans l\'histoire du peuple juif. Même si la construction du temple actuel remonte au début du siècle dernier et que les activités ont pris chair véritablement à partir de la disparition vers 1910 de Louisiana Louis qui, en retournant après un séjour dans l\'eau, emmenée par une Simbie (esprit), va faire basculer les choses, le culte a toujours existé et n\'a jamais disparu de la mémoire et de l\'imaginaire collectif des gens. Cependant le déclic va être donné quand cette adolescente répondant au nom de Louisiana qui habitait la région était portée disparue pendant un certain temps. Un beau jour, elle a reparu en chantant à la même heure et au même endroit après avoir passé trois mois et trois jours dans l\'eau ou sous la terre. Elle est montée avec des objets précieux dont un coui et une pierre ( qui serait probablement la pierre philosophale). Depuis lors, le culte Legba ( loa protecteur) allait prendre une autre tournure, suscitant l\'enthousiasme, la ferveur et l\'ardeur mystique des gens de la région de Port-de-Paix, de Saint Louis du Nord, des alentours du pays et même de l\'étranger. Les habitants de la localité confient qu\'on apercevait dans le temps une Simbie qui attirait vers elle des gens pour les entraîner dans la forêt, à la rivière. Ceux qui remontent deviennent Houngans ou Mambos. La Vilokan a joué un grand rôle dans l\'histoire politique de ce pays, depuis l\'indépendance jusqu\'à nos jours. Nombre de chefs d\'Etat haïtiens ou étrangers lui sont très redevables. C\'est elle qui doit imprimer à Haïti son orientation politique et même économique en lui donnant toute son impulsion, en l\'accompagnant ou en la tirant de certaines difficultés. Ce n\'est pas sans raison que Capoix-La-Mort, à la tête de sa neuvième demi-brigade, a réalisé tous ses exploits et prouesses à Vertières le 18 novembre 1803. Car l\'intrépide général indigène avait pris le soin de se rendre à La Vilokan en vue de recevoir des consignes et de se baigner à la source de La Douceur avant d\'aller guerroyer tels ces chevaliers de l\'époque féodale. Le roi Henri Christophe attachait une importance particulière à la région au point qu\'il a fait transporter jusqu\'à Milot dans le Nord l\'eau de la rivière La Caille pour construire la Citadelle Laferrière et en remplir les citernes. Face au péril, les Juifs se rendaient au Temple et maintenant au Mur des Lamentations. En difficulté, Haïti, en prise à toutes sortes de calamités dont l\'insécurité, la misère, le Kidnapping, le chômage, la mauvaise gouvernance, l\'occupation étrangère, doit tourner son regard vers le Temple en vue de trouver un libérateur. La Mecque d\'Haïti Mes recherches assidues et des réflexions pertinentes m\'amènent à justifier cette appellation de la Mecque d\'Haïti qui, selon mon grand ami, le Dr Abraham Salomon, est aussi attribuée à La Vilokan à côté de ses autres noms de la Belle Fraîcheur, La Douceur, Nan Gran Kay et surtout la Forêt sacrée du Bénin. D\'abord la simplicité du temple sans image, sans décor exotique, sans statue, rappelle en bien des points une mosquée avec son Imam dont le Déka est l\'archétype. Le geste et l\'action de Déka chez les Barlatier vers la fin du XVIII e siècle ou le début du XIX e siècle ne sont autres que ceux des musulmans qui, sous la dictée et l\'emprise d\'Allah et au nom du prophète Mahomet, déclenchent la Jihad ou la Guerre Sainte. En conclusion, Déka tout comme Boukman étaient deux musulmans : sous la foi de l\'islam en terre dominguoise, ils contribuent chacun à sa façon à faire allumer la flamme de la liberté et de l\'indépendance. Cette flamme qui allait être propagée un peu partout à travers le monde, en Amérique du Sud avec Miranda et Bolivar, en Europe, en Asie et surtout en Afrique avec la vague de la décolonisation. Haïti est la Mère Patrie de la liberté, elle n\'est pas seulement la « terre où la Négritude s\'est mise debout pour la première fois », selon le poète et député-maire martiniquais Aimé Césaire, l\'un des trois grands de la Négritude avec le Sénégalais, le poète-président académicien Léopold Sédar Senghor et le Guyanais Gontran Damas. Autant de raisons qui peuvent et qui doivent nous porter à faire de La Vilokan un grand centre de pèlerinage à l\'image de La Mecque et de Médine en Arabie Saoudite. A la seule différence que La Vilokan est beaucoup plus agissante, dynamique que la Kaaba (ces pierres de l\'islam). Par le fait qu\'en la visitant, on est sûr et certain qu\'on va trouver quelque chose et qu\'on ne va pas retourner bredouille pourvu qu\'on manifeste de bons sentiments. Tout chercheur ou étranger venu en conquérant ou à des fins de nuisance doit se raviser et changer d\'attitude sous peine d\'être frappé. Le Panthéon de la mémoire C\'est à La Vilokan à partir du geste et des paroles de Déka qu\'est partie la flamme de la liberté qu\'Haïti va faire allumer un peu partout à travers le monde durant toute son histoire. Qu\'il s\'agisse des Etats-Unis d\'Amérique à Savannah, de l\'Amérique latine, de la Grèce, de la Libye, d\'Israël , de Cuba, de toute l\'Afrique noire, notre pays a toujours été présent dans tous les mouvements d\'émancipation et a toujours joué un rôle déterminant et proéminent. L\'ombre d\'Haïti planait très fort à New York lors de la création des Nations unies avec la présence du sénateur Emile Saint-Lot et aussi lors des assises de la Conférence de Bandoeng avec le mouvement des non-alignés de Nasser, Nehru, Boumedienne, Sokarno, Tito, etc. Récemment encore lors de la Seconde Guerre mondiale, nous avons étonné le monde avec la déclaration du président Elie Lescot, ce natif de Saint Louis du Nord, fils d\'Oswald Durand, qui y exerçait le métier de ferblantier : « Je déclare la guerre à l\'Allemagne à l\'Italie et à l\'Empire Nippon ». Une motivation qui sans doute serait dictée par La Vilokan même si Lescot, fils de la région, minimisait la culture populaire ou le vaudou en encourageant la campagne dite des rejetés qui persécutait les hounforts, les hougans et les péristyles. Même La Vilokan n\'a pas été épargnée, car deux prêtres français qui avaient commis l\'imprudence de fouler le lieu sacré périrent en mer le même jour en se rendant à l\'île de La Tortue, et les objets indûment enlevés sont retournés à leur place indemne. Autant dire que La Vilokan n\'est pas seulement un endroit où l\'on ne pratique que des cérémonies vaudoues. Elle revêt également beaucoup plus d\'importance et a une toute autre signification au point qu\'il est défendu à tous serviteurs de la cour de consulter les houngans,de faire couler du sang, de faire du mal. Il n\'y a rien de sorcier ou de diabolique là-bas. C\'est du mysticisme pur, franc et naturel. En la réhabilitant, en l\'enlevant au rang de Patrimoine culturel mondial, en en faisant une sorte de Panthéon de la mémoire, on facilitera la renaissance du département du Nord-Ouest qui l\'abrite, de toute Haïti et même de bien d\'autres régions du globe qui sont en contact avec elle. A ne pas oublier qu\'elle est l\'un des plus hauts lieux mystiques du monde, si ce n\'est le plus grand, aux dires de certains initiés et selon le témoignage de certains grands prêtres du Bénin ou autres moines Tibétains. Bien des personnalités du monde entier sont intéressées à l\'affaire de La Vilokan. Elles sont de partout et d\'horizons divers. Quant à l\'Afrique noire, c\'est son affaire au premier chef. Le Sénégal, le Mali, la Guinée et surtout le Bénin voient en La Vilokan une sorte de prolongement de l\'Afrique Ginen. Le roi d\'Allada, le Consul du Bénin en Haïti et d\'autres individualités haïtiennes sont autant de personnalités qui sont intéressées à faire aboutir le projet que j\'ai mis sur pied consistant à faire élever La Vilokan au rang de Patrimoine culturel mondial. Ce sera tout à l\'honneur d\'Haïti dont l\'image de marque est quelque peu ternie par ces perturbations constantes et anachroniques et qui a besoin de se refaire une certaine virginité pour être mieux perçue à l\'extérieur. C\'est une amertume pour moi et pour tout Haïtien digne de ce nom de voir Haïti, qui a étonné le monde, réduite au rang de Paria et de Cendrillon, et considérée comme une E.C.I ou Entité Chaotique Ingouvernable frappée d\'une occupation masquée par la MINUSTAH dont les membres ne sont pas mieux lotis que nous pour la plupart. Autant de raisons et d\'autres qui doivent nous porter à considérer La Vilokan, ce haut lieu mystique par excellence, à sa juste valeur. D\'autant qu\'elle constitue avec la face nord de l\'ile de La Tortue (Nan Nò), le Château Jean-Jacques Desssalines d\'Eliezer et Micado Cadet, l\'axe du triangle des Bermudes et est en étroite correlation avec Twou Bondye dans les hauteurs de Port-de-Paix. Twou Bondye (une grotte mystérieuse datant de l\'Atlantide), pour sa part, est reliée à l\'île de La Tortue qui abrite un temple solaire sous la mer par un tunnel, tout comme la fameuse grotte Marie-Jeanne de Port-à-Piment dans le Sud est relié au Mexique et même à la presqu\'île du Yucatan par un gigantesque et mystérieux tunnel. Les océanographes qui l\'ont déjà découverte peuvent en témoigner. De même que les grottes du Dondon dans le Nord qu\'aucun avion ne peut survoler sont en contact étroit avec tous les points mystiques du pays et du monde entier dont elles sont censées être le centre et où se trouve la clé de la voûte. La Vilokan, un monument précieux Compte tenu de sa haute portée mystique et symbolique, de sa valeur et de son importance, de concert avec l\'ethnologue Claude Alexis et d\'autres intellectuels haïtiens tels que le journaliste Jobnel Pierre, le Dr Abraham Salomon, le journaliste et professeur Pierre Josué Agénor Cadet, le dactyloscopiste Phénol Elisé, le fiscaliste Renaud Souffrant, le professeur Louis René Barlatier, le professeur Lucien C. Bernard, le professeur Harry Telfort, le fiscaliste Santiague Moléon, le journaliste Emerlin Saintil, le journaliste Pierre Manigat Jr du Nouvelliste, l\'ingénieur-architecte Frantz Gérard Verret, le Dr Eddy A. Jean, le fiscaliste Max Pierre-Louis et tant d\'autres gens de la localité notamment Jocelyn Monestime, Frantz Raphael, Mme Ducarmel Saint Louis (responsable du Temple), j\'entends porter très loin et plaider la cause de La Vilokan tel qu\'on le fait lorsqu\'on plaide la cause des Saints. J\'entends de ce fait déchirer le voile du temple, faire révéler au grand jour une série de vérités cachées, mettre à l\'honneur notre patrimoine culturel. Mes démarches laissent le cadre des activités vaudouesques qui doivent être l\'apanage des vaudouisants véritables ou autres adeptes. D\'ailleurs, à La Vilokan il n\'y a pas que les cérémonies du vaudou qui sont l\'un des aspects que revêt ce très haut lieu mystique dont la tradition va au-delà de la colonisation française ou espagnole et dont l\'origine remonte à l\'époque indienne et même à l\'Atlantide. Christophe Colomb, ce grand templier dont l\'oeuf ressemble à la pierre philosophale, en débarquant au Môle Saint Nicolas, ne disait-il pas qu\'il recherchait le Temple et le Mont du Christ (Monte Christi en espagnol) ? Comprend qui pourra ... Le débat sur le sujet est ouvert!

Louis Anthony Dauphin Sociologue-journaliste-chercheur Maitre conférencier Spécialiste en relations internationales Cell : 526-4245 Auteur

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