L’Université d’Etat d’Haïti en route vers la science ouverte

Publié le 2015-03-31 | Le Nouvelliste

La Coordination du Programme de Maîtrise en Histoire, Mémoire et Patrimoine de l’Université d’Etat d’Haïti a invité professeurs, étudiants gradués, administrateurs universitaires, responsables de bibliothèques, éditeurs et journalistes à un mini-colloque sur : « Science ouverte et libre accès aux ressources scientifiques dans les universités haïtiennes : état des lieux et propositions d'action ». Tenu le 27 mars 2015 à la Direction des études post-graduées, 3, rue Pacot, Port-au-Prince, ce mini-colloque était animé principalement par la professeure Florence PIRON, Département d'information et de communication, Université Laval, Québec, Canada. Organisé conjointement par le laboratoire Langages, Discours et Représentations (LADIREP), le Collectif des Universitaires Citoyens (CUCI), le Réseau Interdisciplinaire d'information et d'échanges sur la Science Ouverte en Haïti et en Afrique francophone (RISOHA), l'Association science et bien commun (Québec, Canada), les Classiques des sciences sociales (Québec, Canada), la Commission Nationale de Coopération de l’UNESCO, cet évènement visait à présenter la science ouverte aux universitaires haïtiens sous la forme d'exposés approfondis de la part d'experts, suivis d'ateliers de discussion. C’était également l'occasion de débattre des opportunités et des freins à l'adoption des pratiques de science ouverte dans les universités haïtiennes et de proposer des mesures visant cette adoption. La journée d’étude a débuté à 9h a.m. avec l’allocution du directeur de LADIREP, M. Lainy Rochambeau, qui en a profité pour faire une promesse d’engagement au Réseau Interdisciplinaire d'information et d'échanges sur la Science Ouverte en Haïti et en Afrique francophone. Quant au vice-recteur à la recherche de l’Université d’État d’Haïti, M. Fritz Deshommes, il a souligné haut et fort l’importance de la science ouverte, surtout dans un contexte de commémoration du centenaire de l’occupation états-unienne en Haïti. Le coordonnateur du programme de maitrise en histoire, mémoire et patrimoine, M. Samuel Regulus a insisté, dans son intervention, sur la nécessité de rendre l’accès au savoir universel. L'UNESCO, dans son rapport mondial « Vers les sociétés du savoir (2005) », nous propose un idéal : Les sociétés du savoir du XXIe siècle ne pourront déboucher sur une nouvelle ère de développement humain et durable qu’à la condition d'assurer non seulement un accès universel au savoir, mais encore une participation de tous aux sociétés de la connaissance. La professeure Florence Piron a fait le portrait d’ensemble de la science ouverte. Elle a mené un plaidoyer en faveur de la justice cognitive. Selon elle, la science ouverte vise à briser le mur entre la science et la société. Par ailleurs, l’histoire de l’évolution des technologies de l’information en Haïti a été faite par le professeur Jean-Marie Raymond Noël. Il a apporté des éléments d'appréciation du degré de préparation du pays aux pratiques de science ouverte. Puis, les profs Obrillant Damus et Nixon Callixte sont successivement intervenus sur les obstacles à la production scientifique en Haïti et les défis de l’accès à l’information scientifique numérique de l’Université d’Etat d’Haïti. Juste avant les ateliers de discussion animés par l’étudiante en maîtrise Jeruscha Vastie Michel, le jeune chercheur Pierre Michelot Jean-Claude a présenté le Collectif des Universitaires Citoyens tout en mettant en exergue son expérience de recherche participative. La philosophie de CUCI, c’est mettre la science au service de la communauté, souligne-t-il. Le minicolloque a pris fin à 17h. Rendez-vous en mars de l’année prochaine pour un grand colloque international sur la science ouverte !
Ricarson DORCE dorce87@yahoo.fr & Pierre Renel René pierrerenel1@gmail.com Auteur

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