La première disparition à laquelle j’ai assisté, c’était à mon sixième anniversaire. Ma grand-mère avait fait venir un magicien pour calmer la folie sonore qui régnait dans le petit salon. En effet, mes amis et moi observions bouche bée les tours de magie, au point que ma grand-mère s’est demandée si nos cris ne valaient pas mieux que notre silence. Le silence d’une horde d’enfants finit toujours par angoisser les adultes. Ce fut comme une détonation quand le lapin a disparu.
Durant cet après-midi où il a plu sans cesse des confettis
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