Rachel Price Vorbe: la lecture, une grande passion dans sa vie 

La critique littéraire et la romancière Rachel Price Vorbe vient de remporter le plus grand prix littéraire du pays, le Prix Deschamps. La collaboratrice de la page Culture du quotidien Le Nouvelliste a remporté cette palme pour son roman «Le pont a deux temps» Un livre sur l’histoire de notre société déchirée, en mal de se reconstruire. Diplômée en lettres à l’Université Quisqueya en Haïti, elle a publié son premier livre « Initiation à la littérature haïtienne contemporaine » et deux romans « Cet homme, mon père » (Correct Pro 2021) et «Romanez, l'enfant du pays » (Éditions du CIDIHCA, 2018). Après la proclamation du jury, le temps est à la fête pour la lauréate. Depuis la proclamation par le jury, sa vie a changé. Les journalistes affluent. Nous sommes allez à sa rencontre pour avoir son premier mot. Les auteurs qui l’ont marqué et sa vision de la littérature. Entretien. 

Publié le 2022-11-24 | lenouvelliste.com

Le Nouvelliste : Vous êtes l'auteure de trois livres : «Cet homme, mon père» (Correct Pro 2021) et «Romanez, l'enfant du pays» (Éditions CIDIHCA, 2018) (Initiation à la littérature haïtienne contemporaine). Vous venez de recevoir le prix Deschamps pour «Le pont a deux temps ». Racontez-nous votre parcours ?   

RPV: Mon parcours n'a pas commencé si je peux parler ainsi. La lecture a toujours été une grande passion dans ma vie, et naturellement, l'écriture m'a interpellée. Avant de me livrer au public, je me suis beaucoup exercée en gardant mes textes dans les tiroirs. L'histoire de Romanez a été le grand déclencheur. 

Le Nouvelliste : Quelle a été votre attitude quand on vous a déclaré que vous êtes récipiendaire du prix Deschamps ?  

RPV: Après l'appel, je suis restée quelques heures sceptiques, me répétant sans cesse que j'étais la lauréate. Le mot "lauréate" n'avait pas encore déclenché en moi cet émoi qui est venu le lendemain. 

Le Nouvelliste : Quel sont vos livres préférés ?  

 RPV: Je lis de tout. Evidemment, il y a des auteurs auxquels je m'associe davantage : Marie Célie Agnant, Evelyne Trouillot, Edwige Danticat, Amin Maalouf, David Foenkinos, et il y en a encore beaucoup d'autres. 

Le Nouvelliste : Comment est apparue la velléité d’écrire ?  

RPV: La velléité d'écrire a toujours été très présente en moi. Toutefois, le manque de confiance avait eu raison de mes velléités d'alors. Jusqu'au jour où j'ai rencontré un des personnages de mon livre "Romanez, l'enfant du pays" 

 Le Nouvelliste : Avez-vous des conseils pour des gens qui ont une ambition littéraire ? 

RPV: Je ne sais pas s'il y a des conseils que je peux donner à quiconque en matière littéraire, car pour moi, on peut communiquer sa passion, mais on ne peut pas la transmettre si l'autre n'a pas déjà le germe en lui. Néanmoins, je pense qu'il ne faut pas s'arrêter à la peur du qu'en dira-t-on. Il faut carrément y aller. Comme dit le proverbe : La critique est aisée mais l'art est difficile. Alors il faut foncer... 



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