Le Canada annonce une aide de 16,5 millions de dollars pour aider à stabiliser Haïti

Publié le 2022-11-21 | lenouvelliste.com

Le premier ministre Justin Trudeau a pris part à une réunion sur Haïti lors de la dernière journée du Sommet de la Francophonie, en Tunisie dimanche 20 novembre. Le chef de l’Etat canadien a évoqué notamment les sanctions de son pays visant des membres de l’élite haïtienne, la crise humanitaire ou encore la demande du gouvernement d’une assistance militaire afin de combattre l’insécurité. 

Alors que les États-Unis souhaitent que le Canada prennent le leadership d’une éventuelle intervention militaire, Justin Trudeau a posé ses conditions. Selon lui, le Canada souhaite jouer son rôle mais a besoin d’un consensus en Haïti. « « Ce n’est pas assez que le gouvernement demande de l’aide, a-t-il souligné. Il doit y avoir un consensus entre le gouvernement et l’opposition. Si on veut régler les énormes enjeux et défis auxquels fait face le peuple haïtien, nous devons avoir une entente, une harmonie politique qui est très claire sur la marche à suivre », a déclaré M. Trudeau. 

Par ailleurs, le premier ministre canadien a annoncé que son pays va allouer une enveloppe de 16,5 millions pour aider à stabiliser Haïti. « Les montants sont répartis de la façon suivante : 8 $ millions pour répondre aux besoins des populations touchées par la crise, 5 millions pour aider les autorités haïtiennes à enquêter, à poursuivre et à juger les cas de corruption et de criminalité économique, de blanchiment d’argent et d’infractions connexes, 3,5 millions pour renforcer et améliorer l’accès à l’aide juridique pour les victimes de violence fondée sur le sexe ainsi que pour appuyer le renforcement de l’accès à la justice, la lutte contre l’impunité et la lutte contre la corruption », a rapporté le média canadien La Presse. 

Selon La Presse, la ministre fédérale des Affaires étrangères, Mélanie Joly, a évoqué les sanctions canadiennes ciblant l’ancien président Michel Martelly et les deux anciens premiers ministres Laurent Lamothe et Jean Henry Céant. Selon madame Joly, « ce trio a aidé les bandes criminelles à saper l’actuel gouvernement d’Haïti ». « « Nos sanctions sont liées au fait que les personnes sanctionnées profitent directement du travail des gangs et sont associées à un régime corrompu », a-t-elle soutenu, appelant les autres pays de la communauté internationale à suivre l’exemple de son pays. 



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