« Nous vivons le résultat de la décennie du PHTK au pouvoir », dixit Antonio Cheramy

Selon l’ancien sénateur Antonio Cheramy, la situation qui prévaut dans le pays actuellement, marquée entre autres par la hausse de l’insécurité et du banditisme, est la conséquence des dix années du régime de PHTK au pouvoir. 

Publié le 2022-02-16 | lenouvelliste.com

Ces derniers temps, le pays vit une situation insoutenable caractérisée par l’insécurité, l’aggravation du phénomène de banditisme et  la détérioration inquiétante des conditions de vie de la population. Tout cela, estime Antonio Cheramy, n’est autre que le résultat de la gouvernance du PHTK dans le pays sur les dix dernières années. « Ils ont pensé qu’il fallait armer certaines personnes dans les quartiers populaires afin de tenir les masses défavorisées en otages », accuse l’ancien sénateur du département de l’Ouest à l’émission Haïti, sa k ap kwit, sur télé 20, mercredi 16 février 2022. 

A en croire Cheramy, le régime PHTK n’avait pas hésité à distribuer régulièrement des armes dans les quartiers populaires. C’est ce qui, selon lui, est à la base de cette situation intenable dans laquelle le pays est enlisé. L’ancien parlementaire appelle ainsi la population à prendre ses responsabilités face à cette réalité.  

En outre, Antonio Cheramy s’est prononcé sur le pouvoir actuel, dirigé par le docteur Ariel Henry et dont font partie quelques-uns de ses anciens alliés politiques. L’ancien père conscrit de la nation affirme qu’il ne pourrait pas faire partie de l’équipe au pouvoir. Cependant, il se garde de proférer des critiques à l’encontre de ses anciens amis de l’opposition qui soutiennent Ariel Henry. 

« Je ne vais critiquer quiconque épousant une quelconque voie politique. Nous sommes dans une bataille. J’ai cru en une chose et je pense aujourd’hui qu’il faut poursuivre le combat afin d’obtenir ce que nous voulons  », déclare Antonio Cheramy. L'homme politique invite néanmoins les alliés du Premier ministre à remettre en question la légitimité de ce dernier.  

L’ancien parlementaire se montre par ailleurs très sceptique quant à l’organisation prochaine d’élections dans le pays et fait savoir qu’il n’a aucune intention d’être candidat dans ces conditions. « Il faut qu’il y ait un pays pour être candidat. Je ne peux pas occulter tous ces problèmes pour être candidat », indique Cheramy, qui croit que les conditions ne sont même pas réunies pour mettre sur pied un Conseil électoral provisoire vu que le pays est fractionné alors qu’un CEP devrait refléter la volonté de toutes les couches de la société.



Réagir à cet article