Haïti doit cesser d'être le mauvais élève du continent

Publié le 2022-01-20 | lenouvelliste.com

Ce vendredi 21 janvier se tient une conférence internationale sur Haïti. Des ministres des Affaires étrangères des États-Unis, du Canada et de la France s'associeront à des responsables des Nations-Unies (ONU), de l'Organisation des États Américains (OEA), de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et à d'autres partenaires internationaux pour apporter appuis et propositions de solutions aux problèmes auquel le pays est confronté. 

De l'assassinat du président Jovenel Moïse à date, les pistes trouvées par les Haïtiens seuls ne convainquent pas vraiment que les efforts suffisants de rapprochement et de dépassement ont été consentis par tous les camps pour présenter une feuille de route nationale aux amis de la communauté internationale. Il y a pléthore d'accords sur la table, des processus compliqués et des appétits solides qui cherchent plus le pouvoir que les options de sortie de crise. 

Le dossier Haïti tiendra en quelques lignes. Des idées. Des envies. Des vœux. Des besoins. Rien de solide pour aider le pays à sortir du trou béant de la non gouvernance où il se perd depuis des années. 

Les États-Unis qui sont au premier rang dans la recherche de solutions à la crise haïtienne ont laissé entrevoir leurs positions. Un haut responsable de l’administration Biden, cité par La Voix de l’Amérique jeudi, indique que les États-Unis profiteront de cette réunion pour donner des détails sur l’approche de l’administration américaine par rapport à Haïti. Cette approche concerne un plan qui vise à travailler étroitement avec la diaspora haïtienne, la société civile et d’autres acteurs impliqués dans la crise.

Encore une fois, la communauté des pays amis, ceux qui comme les Haïtiens n'ont pas pu trouver les bonnes formules et qui dans certains cas ont dilapidé des milliards au nom d'Haïti depuis le séisme de 2010 (pour ne pas remonter à l'intervention multinationale de février 2004), va devoir avancer des propositions unilatérales ou forcer la main à nos dirigeants. Tout en disant, la main sur le cœur, qu'il revient aux Haïtiens de trouver des solutions aux problèmes d'Haïti. 

Il faut dire qu’Haïti traîne les pieds dans tous les domaines. Au fil des décennies, nous sommes devenus l'élève des Amériques qui n'excelle en aucune matière. 

A moins de six mois du prochain Sommet des Amériques, nos partenaires auraient aimé pouvoir donner le change et présenté Haïti comme le canard boiteux qui fait des efforts pour rejoindre les autres. 

La conférence canadienne de ce 21 janvier pèsera sur l'avenir d'Haïti quelque soit ses conclusions et elle nous inscrit dans un programme de surveillance qui va durer. 

Mettra-t-on dans notre bulletin "Peut faire mieux" ou " Refuse de faire plus "? On le saura très vite. 



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