Une pénurie d’eau dans plusieurs quartiers de la capitale

Publié le 2021-11-19 | lenouvelliste.com

Comme le carburant dans les station d’essence, l’eau est rare dans plusieurs quartiers de la capitale : Christ-Roi, Canapé Vert, etc.  Ces quartiers où les ménages ne voient pas un filet d’eau coulé de leur robinet depuis des lustres sont privés du liquide précieux. Les camionneurs qui font le commerce de l’eau ne parviennent pas à livrer l’eau dans ces zone-là à cause la pénurie de carburant. Un résident du quartier Christ-Roi a fait savoir qu’il a en main 7 500 gourdes pour se procurer une camion d’eau mais, il ne trouve pas un camionneur qui puisse venir livrer le liquide précieux qui permettra, entre autres, d’accomplir des tâches domestiques.       

Durant cette crise de carburant, les camionneurs ont augmenté le prix du récipient de 5 gallons d’environ 150%, en le faisant passer de 10 gourdes à 25 gourdes dépendamment de la zone de livraison. Quant à l’eau dite traitée, le gallon est passé de 5 gourdes à 10 gourdes dans des micros entreprisses qui vendent le liquide combien précieux. Les sachets d’eau vendus dans les rues et un peu partout se renchérissent également. Ils se vendaient à raison de deux unités pour 5 gourdes avant la rareté des produits pétroliers, maintenant il faut 10 gourdes pour acheter 3 unités. Quelqu’un qui veut étancher sa soif mais qui n’a que 5 gourdes, recevra un seul sachet.

Cette augmentation constatée sur le marché résulte d’une hausse des prix appliquée par les compagnies à l’instar de Alaska qui a ajouté 30 gourdes de plus sur le prix du parquet contenant 60 sachets d’eau. Désormais, les ménages doivent inscrire les dépenses effectuées pour acheter l’eau à leur budget qui ne fait que réduire avec l’inflation provoquée par la pénurie du carburant.  Quand tout revient à la normale, les prix seront-ils révisés à la baisse ?

À chaque crise qui secoue le pays, la Direction nationale de l’eau potable et de l’assainissement (DINEPA), l’instance qui a pour mission d’exécuter la politique de l’Etat dans le secteur de l’eau et de l’assainissement éprouve de plus en plus de difficultés à remplir ses tâches. Avec le pullulement des gangs armés dans des zones abritant des sources de la DINEPA deviennent quasiment des zones rouges. Ce qui rend le travail de cet organisme autonome de l'Etat, qui remplace le Centrale autonome métropolitain d’eau potable (CAMEP), plus difficile. Et avec la faiblesse des forces de l'ordre à combattre et déloger les bandits dans des espaces clés de l'Aire métropolitaine de Port-au-Prince, la DINEPA peine encore à résoudre le problème d’accès à l’eau potable dans plusieurs quartiers particulièrement à Delmas.  

A côté de tout cela, il convient également de signaler plusieurs canaux de conduit d'eau endommagés dans certaines de la capitale. Asssez souvent, ces canaux passent plusieurs jours à déverser leur contenu sur la chaussée sans aucune intervention de l'office concerné. Cela cause non seulement un gaspillage évitable mais surtour une pollution assurée de l'eau au niveau des artères concernées.

Face à de telles situations, on est en droit de se demander quelle réponse la DINEPA et l'Etat en général vont-t-ils apporter à cette pénurie d’eau qui fait rage dans plusieurs quartiers de la capitale ? Il y a aussi la qualité de l’eau à assurer. Que compte faire la DINEPA pour l’eau qui coule dans les robinets soit vraiment potable désormais ?



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