Une rentrée scolaire avec très peu de préparatifs

Publié le 2021-09-21 | lenouvelliste.com

Ce lundi 21 septembre, c’est la rentrée officielle des classes dans 7 des 10 départements du pays. À cette occasion, une cérémonie officielle, présidée par le Premier ministre Ariel Henry, s’est tenue à l’école nationale Argentine Bellegarde. Une fois de plus, le gouvernement continue de faire des promesses. Pourtant, il n’a quasiment fait rien pour préparer cette nouvelle rentrée scolaire qui présente pas mal de défis. Les parents ne bénéficient jusqu’à ce moment d’aucun support de la part du gouvernement à l’occasion de cette rentrée scolaire qui s’annonce très compliquée.

D'entrée de jeu, le gouvernement actuel ne revient pas avec le programme de subvention et de dotation de manuels scolaires pour aider les parents à se procurer les fournitures classiques. Ce programme avait été interrompu à la suite des différends opposant le gouvernement d’alors, représenté par l’ancien ministre de l’Education nationale et de la Formation professionnelle, Pierre Agénor Cadet à des responsables de quelques maisons d’édition. Incapable de mieux coordonner et de corriger les imperfections du programmé de subvention et de dotation scolaire, le gouvernement avait tout simplement mis fin audit programme.   

Sur le plan des infrastructures, le gouvernement actuel n’a pas entrepris des travaux sur les routes où les chaussées sont abîmées, défoncées ou déformées pour faciliter la circulation automobile. « Depuis quelques semaines, la route nationale, numéro deux à hauteur à Bizoton et Fontamara est en mauvais état. La chaussée est défoncée mais les autorités locales et centrales ne font aucune intervention pour l’améliorer en prélude à la rentrée des classes », s’est plaint un chauffeur. Plusieurs routes de la capitale se trouvent en peau de chagrin à l’instar de la rue Pavée, le Boulevard Harry Truman, la ruelle Alerte, la route de Martissant, celle de Bon-Repos, etc.

« Il faut s’attendre à des embouteillages qui vont interrompre la circulation aux heures de pointe. Les établissements scolaires vont faire face à des retards répétés si rien n’est fait pour rendre la circulation plus facile sur la voie publique », a déclaré un parent. Malgré les vacances d’été, la circulation était déjà intense et difficile dans les zones de la capitale plus ou moins tranquilles que les automobilistes peuvent emprunter.  

En outre, il y a ce problème de rareté des produits pétroliers dans les stations d'essence que le gouvernement n’arrive toujours pas à résoudre. Les automobilistes et les motards peinent à s’approvisionner en carburant. C’est difficile de trouver une pompe à essence pour faire le plein. Certains achètent la gazoline au prix fort dans les rues.

Plusieurs quartiers sont privés d’électricité depuis des semaines. Une meilleure alimentation des zones en électricité pour permettre aux écoles de fonctionner convenablement et aux écoliers d’étudier leurs leçons et de faire leurs devoirs est cruciale pour une année scolaire réussie.    

Le gouvernement n’a pas adressé encore le problème de l’insécurité dans la capitale, particulièrement dans les zones exposées aux affrontements entre les gangs armés. Plusieurs écoles sont déplacées à Martissant et à Fontamara du fait de la violence des gangs armés. La précédente année scolaire a sauvagement été interrompu à cause de la violence des groupes armés dans plusieurs quartiers de la capitale dont Bel-Air, Martissant...         



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