Des albums consacrés au Raklasikobop d'Edy Brisseaux annoncés pour bientôt

Déjà plus de 5 ans qu’Edy Brisseaux annonce le « Raklasikobop ». Ce nouveau style musical qui mélange le Rasin à la musique classique et au Bebop (forme de Jazz) est une invention du musicien haïtien qu’il considère comme un pan de l’évolution du Jazz music. Le trompettiste annonce la sortie de 6 albums dont la majorité des morceaux adopteront le style Raklasikobop.

Publié le 2021-09-13 | lenouvelliste.com

« Jesus Joy of man’s desiring » est la musique qui annoncera le Raklasikobop. Cette musique est une composition de J. S. Bach qui est le premier à avoir initié la notion d’improvisation dans le Jazz en Europe. Improvisation que des Haïtiens ont reprise à New Orléans. « Je l’interprète pour montrer au monde, une fois de plus, la grande contribution qu’un Haïtien apporte à l’évolution de la musique Jazz et à la musique classique », lâche fièrement Edy Brisseaux. 

Le Raklasikobop a été à la base un mélange de Rara, rythme musical haïtien, au Bebop qui est une tendance musicale du Jazz.  Le trompettiste appelait autrefois ce mélange le « Rabop ». Il l’avait initié en 1997. « Quand, aux États-Unis étant, je suis retourné à l’école, j’ai acquis une compréhension beaucoup plus pointue de la musique. J’ai vite remarqué que le Rara ainsi que le compas étaient composés de la même structure rythmique du vodou. J’ai pensé en conséquence à remplacer le Rara par le Rasin qui est à la base de toutes les tendances musicales haïtiennes », a justifié le fondateur du groupe Bazilik.   

Avec cette nouvelle tendance, Edy Brisseaux s’attend à un succès beaucoup plus florissant sur la scène internationale, compte tenu, dit-il, de sa capacité non seulement à l’expliquer académiquement mais aussi de la transcrire à des fins d’interprétation par n’importe quel orchestre. « C’est là l’un de nos problèmes dans la musique haïtienne. L’élite intellectuelle n’a jamais encouragé la construction de bonnes écoles de musique dans le pays », a-t-il regretté, critiquant la manière très vulgaire que les musiciens haïtiens continuent d’expliquer la base symphonique du compas direct.   

 Edy Brisseaux annonce la sortie de 6 albums simultanément pour la fin du mois d’octobre. Chaque album compte environ 14 musiques. La majorité des plaques seront consacrées au Raklasikobop. Mais d’autres opus auront des morceaux de musiques racines tels que « des musiques que j’avais demandé à Wawa de me composer bien avant sa mort », a-t-il précisé. 

Avec la sortie de cette série d’albums, Brisseaux cherche également à résoudre un problème qu’il dit constater actuellement dans la musique haïtienne. « Je vois que notre musique à un problème de mélodie. J’ai interprété des morceaux qui vont peut-être influencer la jeunesse », a fait savoir le musicien dont le groupe est composé de 7 membres. Seul Edy Brisseaux et son tambourineur sont d’origine haïtienne. Son orchestre délivre des performances un peu partout aux Etats-Unis et dans d’autres pays. Ils ont commencé à vendre le Raklasikobop depuis tantôt 3 ans.



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