Le TPS, examen pour Jovenel Moïse

Publié le 2021-05-04 | lenouvelliste.com

Mardi, s’est tenue la 51e Conférence annuelle de Washington sur les Amériques. En conférence virtuelle, la vice-présidente Kamalah Harris, le Secrétaire d’État Anthony Blinken et tout ce que comptent les États-Unis d’Amérique comme responsables étaient présents pour parler de l’avenir du continent et de certains des défis actuels dans notre hémisphère.

Le dossier Haïti n’était pas sur la table. Une ligne dans le discours du Secrétaire d’État pour redire la position connue des États-Unis. C’est tout.

N’était une intervention du président de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants, Gregory Meeks, le nom d’Haïti n’aurait pas figuré dans le compte rendu de la rencontre.

Soit, pour l’exécutif américain, Haïti ne représente rien qui puisse influer l’avenir de notre zone géographique, soit le cas Haïti ne constitue nullement un problème pour nos puissants voisins.

Pour le moment, l’administration Biden n’a pas changé la politique de Donald Trump envers Haïti. Le président Joseph Biden, qui avait rencontré la communauté haïtienne de Floride pendant sa campagne, connait bien le cas Haïti. Sous l’administration Obama, il était l’interlocuteur du président Michel Martelly.

La prochaine étape sera le TPS. Si le statut spécial n’est plus accordé aux Haïtiens, cela signifiera que tout va bien en Haïti. S’il est renouvelé, prolongé ou remodelé, c'est le contraire.

La situation penche pour un renouvellement du statut spécial pour les Haïtiens. Le faire sera reconnaitre que cela ne va pas bien en Haïti.

Le gouvernement haïtien, qui accepte les bras ouverts les rapatriements de nos compatriotes sans dire mot et toutes les demandes de l’administration américaine, espère bien que ce statut ne soit pas renouvelé ni actualisé.

L’administration Biden devra juger de la qualité de la gouvernance en Haïti et des risques d’y vivre. C’est la réalité et la force des choses qui risquent de pousser les Américains à jeter leurs alliés de Port-au-Prince en pâture.

La force des associations haïtiennes de la diaspora et le poids de Meeks aussi. Le représentant du 5e district de New York semble avoir fait du dossier Haïti sa croix. Il ne rate jamais une occasion de charger les autorités de Port-au-Prince. Et de faire du cas Haïti, un poil à gratter pour l’administration Biden.



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