« Haïti, le Printemps de l’Art » : une réussite pour les organisateurs

PUBLIÉ 2021-01-22
Les organisateurs de « Haïti, le Printemps de l’Art » ont donné une conférence de presse de mi-parcours, le vendredi 22 janvier 2021, à Villa Kalewès, siège d’exposition du Kolektif 509, pour évaluer la première semaine de ce festival dédié aux arts plastiques. Tout en invitant le public à prendre part à la journée du 24 janvier prochain qui réunira graffeurs, photographes, peintres, sculpteurs, entre autres artistes, à l’école Saint-Joseph des frères de l’instruction chrétienne (FIC), à Pétion-Ville, et à l’université Quisqueya, pour rencontrer les peintres de « rue ».


« Pour nous, c’est une satisfaction. Une satisfaction d’avoir pu réunir tous les opérateurs culturels autour d’un projet. Nous sommes à notre première édition, et il y a probablement des failles et des secteurs qui ont été oubliés. Mais, dans l’ensemble, il y a un enthousiasme, un nouveau souffle qui est en train de se développer autour des arts plastiques. L’intérêt des artistes ne fait que nous conforter dans notre choix d’avoir lancé cette première édition. Bien que le pays soit pratiquement fermé sur l’extérieur, nos galéristes et nos artistes ont malgré tout continué à travailler », a affirmé Max Chauvet, directeur du journal Le Nouvelliste, initiateur de cette grand-messe artistique.

Entre satisfaction et promesses, M. Chauvet met déjà le cap sur les éditions à venir. Il compte faire de « Haïti, le Printemps de l’Art », un rendez-vous culturel et artistique national. « Je demande aux artistes de la province d’être patients. On arrivera à eux bientôt. Cela prendra peut-être deux ou trois ans. Je pense que cet événement peut devenir un événement national, se déroulant sur tout le territoire ou dans certaines villes du pays. Comme c’est le cas pour Livres en folie », a poursuivi le patron du Nouvelliste à ce panel composé aussi de Frantz Duval, Xavier Dalencourt et Jean Widler Pierresaint.

Un 24 janvier à ne pas rater

« Ce dimanche à l’école Saint-Joseph de Pétion-Ville (FIC), en face de la place Saint-Pierre, pour la première fois, on va essayer de mettre ensemble des sculpteurs, des forgerons, des photographes, des graffeurs et des artistes peintres confirmés. Tout ce beau monde sera chez les frères de 9 heures du matin à 4 heures de l’après-midi pour des expositions, des démonstrations et des ventes de photos, de tableaux, de pièces forgées ou sculptées. Il y aura aussi des graffeurs qui feront des œuvres de graffiti en direct, de façon à ce que tout le monde puisse avoir une idée de comment cela se passe », a expliqué Frantz Duval, le rédacteur en chef du Nouvelliste.

Responsable des équipes de 18 peintres qui prendront part à la grande journée du dimanche 24 janvier, le peintre Xavier Dalencourt, a tenu à énumérer ces artistes du pinceau qui exposeront chez les frères. « Nous prévoyons une exposition intitulée "Horizons multiples". Elle présentera la diversité de la création haïtienne actuelle. Nous aurons à la fois des peintres de Saint-Soleil, des peintres abstraits, le fameux forgeron Ricœur Bruno, ainsi que différentes formes et courants de peinture. Nous espérons que le public viendra nombreux pour apprécier la richesse et la diversité de nos horizons. Leur multiplicité et leur création sans limites », a souhaité le co-fondateur du Kolektif 509.

Les graffeurs mettront, eux, l’accent, durant leurs exhibitions, sur le festival en soi et l’écologie. Cette dernière, selon leur représentant, est cruciale au sein des initiateurs de Festi Graffiti.« On a l’occasion de présenter une quinzaine de graffeurs. Il s’agit d’Assaf, d’Adou, de Vicky, de Zébra, d’Oliga, entre autres. La thématique de l’écologie est une préoccupation pour nous, car, comme vous le savez, il y a une dégradation de l’environnement et une urgence climatique un peu mondiale. Mais, ici, on n’est pas trop impliqué puisqu’on pense qu’on a trop de problèmes, trop de préoccupations à gérer. On pense quand même qu’il faut attirer l’attention du public, à chaque fois que l’occasion se présente, sur la question climatique », a indiqué Jean Widler Pierresaint.

Une belle brochette de peintres de « rue », xeux-là qui exposent dans les rues de la capitale, réunis par Akoustik Prod sont aussi attendus à l’Université Quisqueya entre 11 heures à 17 heures. « Il y aura des conférences sur l’art et l’éducation ainsi qu’un grand rassemblement des peintres exposant dans les rues autour d’une activité titrée "Atis lari penti agogo". C’est une façon de montrer que les peintres des galeries et ceux des rues prennent part aussi à "Haïti, le Printemps de l’Art", a avancé Frantz Duval, rappelant que toutes ces activités sont gratuites.



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