Première édition

Festival Arts au printemps de l’art

Publié le 2021-01-13 | Le Nouvelliste

Festival Arts situé à Thomassin 31 est entré de plain-pied ce mercredi 13 janvier dans le festival des arts. La première édition d’ « Haïti Le printemps de l’art » accueille dans l’espace dominé par la présence de Marie-Alice Théard soixante et onze artistes contemporains et artisans de l’art. Du 13 au 25 janvier 2021, dans les fraîcheurs de Thomassin, de 11 heures à 18 heures, s’ouvre un dialogue avec les œuvres d’art exposés.

D’abord commençons le dialogue avec la patronne des lieux. Le thème de cette exposition collective est « Rezilyans ». Pourquoi ce thème ? La réponse de Marie-Alice Théard fuse : « Nous venons d’un peuple qui a toujours étonné par sa résilience. Merci au quotidien Le Nouvelliste qui fait honneur à ce côté original de notre culture. Le thème est choisi en fonction de mon état  d'âme et de mes ressentis face à la créativité de ces artistes en exposition. Ils expriment jusqu'au sublime dans ces moments d’angoisse imparable que nous connaissons dans notre univers terrestre. »

Des maîtres et des nouveaux venus

Qui sont ces artistes qui prennent part à cette exposition ? « Prennent part à cette exposition des artistes de différentes écoles. Des maîtres et des nouveaux venus. Ils ont en commun la créativité et le souffle long. Des œuvres dignes à être exposées dans les musées les plus sérieux du monde. » En effet, chez Marie-Alice Théard, c’est une véritable caverne d’Alibaba pour les amateurs d’art. L’œil saisit, se promène sur les toiles signées de toute une galaxie de planètes. Chaque artiste n’est-il pas un monde, une planète qui porte un nom : Marithou Dupoux, Ralph Allen, Gesner Armand, Rachel Castera, Rachel Scott, Franck Louissaint, Frankétienne, Geneviève Vanté, André Pierre, Grégory Vorbe, Ludovic Booz, Saincilus Ismaël, Marie-Louise Fouchard, Levoy Exil, Manu Gouse, Lafortune Félix, Ròklò, André Pierre, Faimy Hakim, Marc Occenad, Tamara Baussan, Etzer Charles, Gary Philippi, Claude Pradel, Katia San Millan, Bernard Séjourné… C’est étourdissant ! On pourrait continuer cet exercice en alignant encore des noms qui disent beaucoup pour les amateurs d’art.

En ce début de l’année qui s’ouvre aussi avec le Festival international de jazz de Port-au-Prince (PaPJazz), Le Nouvelliste et ses fidèles partenaires frappent un grand coup. Marie-Alice Théard estime que cet événement, à l’instar de Livres en folie, trace son chemin dans l’univers culturel. Exprimant sa gratitude, elle dit : « Encore une fois, merci au quotidien Le Nouvelliste pour cette fenêtre ouverte sur l'espoir et les activités  en commun. L'union permet de construire des citadelles et Dieu n'est jamais en retard. » Elle profite de ce printemps de l’art pour adresser des  compliments à ses collègues galeristes, à tous ces créateurs qui font confiance aux lendemains meilleurs,  aux critiques qui s’attachent à vulgariser les œuvres d’art et aux visiteurs.

Pour cette critique d’art qui se nourrit d’œuvres d’art, « cette expérience artistique est tout simplement le bouquet offert en hommage à   ceux qui nous ont quittés et au courage de ceux qui luttent pour que survive le beau. Il y aura certainement un succès d'estime, des retombées commerciales mais surtout un regain d'espoir pour notre Haïti qui souffre de mal d'amour. »

En ce début d’année qui marque la première édition d’une aventure, d’une expérience unique dans l’art contemporain haïtien, quel souhait ? « Mon souhait est que cette aventure artistique ouvre la voie à une production continue de l'imaginaire dans tous les domaines. Puissent les artistes rencontrer une réponse du public capable de les stimuler dans leur quête du beau. »

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