Le prix d’un sac d'engrais de 100 livres fixé à mille gourdes sur tout le territoire

L’État haïtien, à travers le ministère de l’Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural (MARNDR), décide de subventionner les fertilisants chimiques sur l’ensemble du territoire national. À partir du 24 novembre 2020, selon le ministre de l’Agriculture, Patrix Sévère, le prix d’un sac d’engrais complet de 100 livres sera fixé à mille gourdes. Des dispositions sont prises afin de compenser d’éventuelles pertes des importateurs de cet intrant.

Publié le 2020-11-19 | Le Nouvelliste

Rendre le fertilisant chimique disponible sur l’ensemble du territoire national est l’un des grands chantiers du ministère de l’Agriculture. Après plusieurs mois d’attente, le prix a été enfin dévoilé publiquement le 17 novembre dernier lors d’une rencontre entre les coopératives composant les blocs de production avec une délégation du ministère de l’Agriculture dirigée par le ministre Patrix Sévère. Avant l’effectivité de cette mesure, le natif de Roche-à-Bateau a voulu s’enquérir de la situation au niveau de la vallée de l’Artibonite.

Cette rencontre lui a permis de discuter avec les véritables acteurs concernés par la vente d’engrais. Surtout, il y a quelques mois, un prêt de 282 millions de gourdes a été accordé aux coopératives agricoles pour l’achat de 200 000 sacs d’engrais. Pour l’instant, par le biais du Programme de subvention de fertilisant, le ministère de l’Agriculture est en train d’évaluer la quantité d’engrais non encore vendue au niveau de la vallée.

Malgré la subvention des fertilisants, les producteurs ont eu toujours du mal à y avoir accès. D’où ce nouveau procédé. À partir du 24 novembre, le marché de fertilisant sera contrôlé par l’État haïtien. C’est désormais l’État qui importera ce produit et en fixera le prix. Pour l’Artibonite, la période de production n’a pas vraiment encore démarré mais, en plus des produits que détiennent les coopératives, l’État dispose d’un stock de vingt mille sacs d’engrais complet.

De plus, si l’on en croit le ministre de l’Agriculture, une commande d’un million de sacs d’engrais a été effectuée afin de rendre ce produit disponible sur tout le territoire au même prix. « Il faut en finir avec le marché noir dans la vente des fertilisants », affirme Patrix Sévère, ajoutant que l’ancienne méthode n’était pas favorable aux producteurs.

Avec la décision de contrôler ce marché, la subvention ira, croit le directeur du PSF, Emmanuel Silencieux, directement aux producteurs. « Dans la vieille méthode, le fertilisant subventionné est stocké et remis sur le marché à prix fort », ajoute le ministre de l’Agriculture. Dans certains recoins, fait-il savoir, les producteurs payent jusqu’à 3 000 gourdes pour un sac d’engrais de 100 livres. Ainsi, au lieu de subventionner l’agriculture,  l’on enrichit un petit groupe de revendeurs qui n’ont rien à voir avec la production agricole.

À ce niveau, le ministre assure que toutes les dispositions seront prises afin que le prix fixé par l’État soit respecté dans les recoins du pays. C’est le ministère, dit-on, qui assurera l’importation, le dédouanement, l’entreposage et le transport de ce produit. Pour le reste, explique Patrix Sévère, un réseau de distributeurs sera établi de commun accord avec les directions départementales agricoles et les bureaux agricoles communaux.

Le ministre a profité de son passage dans la vallée de l’Artibonite pour remettre vingt motoculteurs aux 37 blocs de production récemment créés. Ces matériels, assure le ministre, seront gérés par les bureaux agricoles communaux. Ces derniers, soutient-il, permettront aux agriculteurs de préparer leur sol rapidement. L’idée, poursuit, l’ingénieur agronome, est que toutes les parcelles au niveau de la vallée soient labourées en un mois. Mais pour cela, il faudrait deux cents tracteurs et deux cents motoculteurs.

L’on est très loin du compte. Mais, promet le ministre, l’on va continuer sur cette lancée afin de se rapprocher le plus possible de cet objectif. En attendant, le ministre demande aux producteurs et aux détenteurs des engins agricoles de les protéger. « Une machine agricole est un investissement important, les détenteurs de ce matériel ont pour devoir de le protéger afin qu’il dure le plus longtemps possible », conclut le ministre.

Jose Flecher
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