Gonaïves : le nouveau cartel prêt à affronter les défis

Publié le 2020-11-12 | lenouvelliste.com

Après l’échec cuisant de l’ancien cartel qui a passé environ trois mois à la tête de la commune des Gonaïves, mercredi 11 novembre 2020, une nouvelle équipe composée de Donald Diogène, Carlondie Nicaëla Bien-Aimé et Fontaine Badio a pris charge. Conscients de l’état déplorable de la cité, d’une seule voix, ces derniers ont promis de faire preuve d’abnégation dans l’exercice de leurs fonctions.

« Se yon defi. Nou dwe leve eskanp figi site endepandans la », a déclaré M. Diogène, président du conseil, d’entrée de jeu. Malgré le stress, le maire a pu délivrer un message de paix et d’unité. Tout au long de son discours, il a mis l’accent sur l’engagement des citoyens dans la lutte pour le changement. M. Diogène appelle les administrés à se dépasser et à se joindre au conseil pour obtenir des résultats. Pour Gonaïves, a soutenu l'édile aucun sacrifice ne doit être trop grand. 

Durant son passage à la mairie, le jeune entrepreneur Donald Diogène s’est engagé à diriger dans la transparence et à rendre des comptes régulièrement à la population. « Nos actions seront placées sous le contrôle des citoyens », a-t-il indiqué. Le maire intérimaire fait savoir qu’il va travailler d’arrache-pied en vue de changer les conditions de vie de la population. Selon lui, la création d’emplois, l’assainissement, l’inclusion sociale et la bonne gestion constitueront entre autres les piliers de son administration. 

Reportée à plusieurs reprises finalement, l’installation du nouveau conseil municipal a eu lieu mercredi après-midi. Aucune autorité locale n’a été remarquée à cette cérémonie présidée par le délégué départemental Jean-Osner Amisial, représentant de l’exécutif dans l’Artibonite. Dans son intervention, le délégué a rappelé au conseil que chacun de ses jours est compté. « Vous n’avez pas de mandat. Chaque jour vous devez montrer ce dont vous êtes capables », a-t-il conseillé.  

Les récipiendaires sont investis à un moment où l’administration communale est pratiquement en dysfonctionnement. Celle-ci est minée par un manque de leadership et des grèves à répétition. Depuis trois mois, des employés protestent pour exiger le paiement de douze mois d’arriérés de salaire. Les retombées sont néfastes. Insalubrité phénoménale. Extension anarchique. Discontinuité des chantiers de rénovation urbaine. Dégradation des sites historiques... 

Interrogés en marge de l’installation, certains employés de la mairie disent accorder le bénéfice du doute à la nouvelle équipe. Ils déclarent attendre les premières actions pour savoir quelle orientation donner à leur mouvement de protestation. 



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