Interview | Inéma Jeudi

À la traversée du Sud, une rencontre avec les icônes littéraires d’Haïti

L’univers poétique du grand Sud est peuplé de denrées rarement exploitées. L’idée majeure de À la traversée du Sud réside dans la volonté manifeste d’offrir aux jeunes leurs propres modèles en terme d’énergie mobilisée. Il s’agit de donner des techniques pour faire produire en ateliers des jeunes de Grand-Gosier, représentés par Félix Morisseau Leroy, des jeunes du Bainet marqués par Gérald Bloncourt, Belle-Anse d’Ovigore Théodore, de Marigot, l’amour de Togiram, etc. Le Nouvelliste a rencotré l’initiateur de ce projet : le poète Inéma Jeudi.

Par Claude Bernard Sérant
26 déc. 2019 — Lecture : 5 min.
À la traversée du Sud, une rencontre avec les icônes littéraires d’Haïti

Le Nouvelliste (L.N.) : Vous allez lancer un nouveau produit culturel, Inema Jeudi. Ce produit, c’est Atome. Un concept formulé à partir d’une icône littéraire de Marigot.

Inema Jeudi (I.J.): Les ateliers Togiram de Marigot et ses environs se plaisent à prendre naissance tel un cœur fragile tendu, en guise de plaque d’honneur, à l´auteur de Lanmou pa gen baryè paru en 1975, au même moment que le Dezafi de Frankétienne. Sortis telle une surprise événementielle, ces deux romans ont secoué leur temps, fait frémir les gens de le

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