James Germain plus fort que jamais !

PUBLIÉ 2019-08-21


Voix opéra de la musique haïtienne, James Germain vient de célébrer ses 51 ans le 10 août 2019. Bouillant d’énergie, l’artiste qui a fait ses débuts dans les années 80 n’est pas prêt à déposer les armes. Encore du chemin à faire. Doté d’un registre particulier, James Germain, plus fort que jamais, promet de faire vibrer encore des générations avec sa puissance vocale. Son prochain spectacle est pour le lundi 26 août à Fubar.

Un long parcours, un véritable cheminement, de belles années de carrière pour James Germain, et il reste bien des projets en couture. Le talentueux artiste prend plaisir à chanter notre culture et à la porter au-delà des frontières avec la puissance de ses cordes vocales. Enfant déjà il chantait, car il adorait le plaisir que cela lui procurait. En grandissant cet amour s’est développé et il n’a plus voulu s’en passer. Aujourd’hui quinquagénaire, l’amour que James voue à la musique n’a point changé. « Célébrer cet anniversaire avec le public a été pour moi une façon de partager une partie de ma vie avec lui », a affirmé celui qui a préféré méditer pour ses 50 piges et a attendu un an après pour la grande célébration.

Bercé dans un champ de mélodies dans son enfance entre trois sanctuaires, l’ancien élève de Lina Maton Blanchet a fait ses débuts à l’église. Un peu plus tard, il suit des cours chez M. Rocourt avant de passer chez madame Blanchet où il fait la découverte des chansons traditionnelles. « Croiser son chemin a été une belle rencontre. Une musicienne extraordinaire. Elle prenait plaisir à encadrer les jeunes, à les pousser vers l’avant. Pour elle c’était une passion. Elle m’a beaucoup appris. Grâce à cette grande dame, j’ai appris à aimer ma culture à travers les chants traditionnels », relate celui qui croit fermement qu’un artiste doit pouvoir embrasser diverses rythmes, toujours épater, toujours offrir l’inédit.

 « Avec ma voix, je peux chanter différents rythmes. Ce qui est important pour moi, c’est que je reste lié à ma culture... Je pourrais me mettre à faire du rap et je resterais quand même attaché à ma culture. Un artiste doit toujours apporter du neuf, innover tout en gardant la même personnalité, car être artiste ne doit pas se limiter à la chanson. Il doit pouvoir offrir plus à son public », a poursuivi celui qui a déjà collaboré avec le dj raratech Gardy Girault.  

Bien qu’il ait résisté toutes ces années, le quinquagénaire confie que ça n’a pas toujours été facile. De ses années de carrière, il reconnaît qu’il y a eu des moments difficiles, des jours sombres, mais il préfère laisser ce passé noir derrière et poursuivre son chemin armé de positivité. «J’ai de l’énergie, ma voix est là, j’avance vers de meilleurs jours. Je garde en mémoire les choses positives qui me serviront et je laisse au passé ces erreurs que je ne referai pas », assure James qui croit que la nouvelle génération a besoin de modèles et d’aînés à suivre et que pour cela il faut montrer l’exemple à ces jeunes qui embrassent à peine la carrière.

Avec de nombreux projets personnels pour 2020, celui qui collabore également dans le travail d’autres artistes se prépare pour des prestations dans les Antilles. « Ma plus grande joie, dit James Germain, sera ma participation à la prochaine édition du festival de Jazz de Port-au-Prince. »

Assez présent sur la scène internationale, le public local se plaint cependant du fait qu’il est peu présent devant les fans en Haïti. Le chanteur a bien une explication. Il évoque le peu d’enthousiasme dont le public fait preuve pour les spectacles. « Oui, il y a public, mais on ne peut pas dire que ce soit la grande foule », regrette James. Pour son prochain spectacle le lundi 26 août à Fubar, il convie le public à venir nombreux. Il sera accompagné d’une pléiade d’artistes pour l'occasion.



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