Mexique : la vidéo d’une Haïtienne demandant de l’aide pour son enfant malade devient virale

Publié le 2019-06-28 | lenouvelliste.com

La vidéo poignante d’une mère haïtienne demandant de l'aide dans un centre de détention au Mexique est devenue virale sur la Toile. En pleurs, elle dénonce les conditions de détention en poussant des cris à fendre l’âme et répète inlassablement : « Mon fils est en train de mourir ».

Les images déchirantes montrent une migrante appelant au secours pour son enfant malade après que des émeutes ont éclaté dans un centre de détention mexicain le mardi 25 juin dernier.

Sur les images, on voit très clairement la migrante en question, mère de deux enfants, et originaire d'Haïti, allongée par terre en train de demander de l'aide pour son «fils [qui est] en train de mourir».

À travers une fente sous une clôture, la femme dont le nom n’a pas été dévoilé, mère d’un fils âgé de cinq ans et d’un autre de 14 mois, affirme avoir souffert sans accès à de la nourriture ni eau potable au centre de détention Feria Mesoamericana de Tapachula, où elle est hébergée depuis 10 jours.

Dans une séquence vidéo diffusée sur le portail web du média mexicain El Universal, la femme se lamente, les yeux  baignés de larmes: «Mon fils est malade depuis plusieurs jours. J'ai beaucoup souffert ».

«Ils ne nous ont pas donné de nourriture. Il n'y a pas d'eau potable. »

«Aidez-moi, aidez-moi avec mon fils. Il est malade. Mon fils est en train de mourir. »

S’exprimant en espagnol, la mère tend la main aux journalistes de l’autre côté de la barrière pour demander «justice».

Des centaines de réfugiés haïtiens et africains se sont révoltés mardi et ont tenté de s'échapper du centre d'immigration de fortune situé dans le sud du Mexique.

Il s'agit du troisième soulèvement en un mois, provoqué par des réfugiés qui réclamaient de la nourriture, des soins médicaux et la remise de leurs documents migratoires, ce qui leur permettrait de partir.

Des gardes et des policiers auraient empêché des personnes de quitter le centre, qui est le plus grand du pays.

L’Institut national de l’immigration a qualifié l’émeute de «perturbation» dans l’établissement, selon l’agence de presse EFE.

Sources combinées



Réagir à cet article