Échec des négociations entre les grévistes de la DGI et les autorités

Déclenchée depuis quatre jours, la grève se poursuit à la Direction générale des impôts (DGI). Les négociations, entamées le jeudi 6 juin 2019, entre les autorités gouvernementales et les grévistes n’ont pas abouti.

Publié le 2019-06-07 | Le Nouvelliste

L’accès aux différents bureaux de la DGI est toujours interdit aux contribuables ce vendredi. Les portes sont fermées et seulement les employés ont accès aux différents bureaux de la DGI. La grève est maintenue après une rencontre sans succès entre le gouvernement et les grévistes représentés par une commission composée de sept employés, pour trouver une issue à cette crise. Dans la cour de l’institution à l’avenue Christophe, certains employés font le va-et-vient.  D’autres restent assis à leurs poste tranquillement. Tout au long de la journée, ils écoutent des chansons évangéliques dans la cour pour tuer le temps.

« Tous les bureaux régionaux de la DGI sont en grève », a affirmé François Fresto, qui se présente comme le porte-parole du syndicat des employés de la DGI. Nos correspondants confirment que les bureaux régionaux de la DGI à Jérémie, Saint-Marc et Miragoâne sont tous fermés ce vendredi à cause de cette grève des employés, pour exiger, entre autres, une augmentation de salaire, des avantages sociaux et de meilleures conditions de travail. Dans la cité de Nissage Saget, les employés ont utilisé des bancs pour dresser des barricades devant l’entrée principale du bureau régional de la DGI. La situation n’est pas différente à Jacmel. Depuis mardi, la grève avait paralysé toutes les activités du bureau régional de la DGI à Jacmel.

Dès le premier jour, les grévistes ont laissé la porte ouverte aux négociations espérant souhaitant avoir des discussions avec des représentants du Palais national et du ministère de l’Économie et des Finances (MEF).  En effet, une rencontre s’est tenue dans la matinée du 6 juin entre les autorités gouvernementales et une commission déléguée par les grévistes. Le porte-parole des employés grévistes n’a pas caché sa déception après avoir participé à cette rencontre. « J’ai été déçu du comportement du ministre de l’Économie et des Finances, Ronald Décembre. Nous étions à la présentation de notre cahier de doléances quand il s’est mis debout pour abandonner l'entretien. Il nous faisait comprendre qu’il allait participer à une autre rencontre, comme si la nôtre n’avait pas trop d’importance. Avant de partir, le ministre nous a demandé de reprendre le travail sans aucune entente trouvée »,  indique François Fresto.   

Les revendications des employés de la DGI sont au nombre de dix. Les grévistes demandent une augmentation de salaire pour tous les employés. Ils veulent également avoir 25 000 gourdes chaque mois sur leur carte de débit en lieu et place des 5 000 gourdes reçues actuellement. Les employés demandent un accompagnement spécial à chaque rentrée des classes. Ils entendent par cet accompagnement recevoir un mois de salaire. Ce n’est pas tout, les grévistes exigent  que le salaire des employés qui partiront à la retraite dans 5 ans soit doublé. Ils veulent que les employés qui perdent un proche parent reçoivent un accompagnement.

Dans le cahier de doléances des grévistes, il y a encore pas mal de revendications comme avoir une autre assurance que celle de l’OFATMA. Une assurance qui puisse les couvrir quand ils sont en voyage dans d’autres pays. Avoir le statut particulier dans l’immédiat est une revendication des employés de la DGI. Ces derniers ne  finissent pas là, ils réclament des prêts de logement à des taux relativement bas et veulent jouir des mêmes avantages que les employés du ministère de l’Éonomie et des Finances et de la Direction du budget. Les grévistes exigent entre autres la nomination des contractuels après 90 jours de travail. Ils veulent que ces derniers puissent recevoir leurs salaires en même temps que les employés.  

Par ailleurs, les grévistes dénoncent des menaces qui pèsent sur leur statut. Ils font appel aux organismes des droits humains et aux ambassadeurs des pays amis d’Haïti. « Nous recevons des appels téléphoniques de gens inconnus qui nous accusent de vouloir renverser le président. Nous n’avons pas de revendications politiques. C’est la raison pour laquelle nous nous contentons de mener nos actions à l’intérieur du bureau de la DGI. Nous ne dressons pas des barricades dans les rues et nous évitons que d’autres personnes infiltrent le mouvement », a précisé François Fresto. Il a affirmé que la grève est maintenue jusqu’à nouvel ordre.

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