Banacheca Pierre, théâtre un jour, théâtre toujours !

PUBLIÉ 2019-03-27


« Limyè », cette mise en scène de la comédienne Gaëlle-Bien-Aimé autour des chansons de Manno Charlemagne, a placé au-devant de la scène cinq dames. Parmi elles, Banacheca Pierre, une passionnée de théâtre et de chant.

Elle rêvait toujours de faire du théâtre, même si pendant un certain temps, sa passion pour le chant avait pris le dessus. Jusqu’à ce jour où Gaëlle Bien-Aimé décide de lancer « Nanm », un séminaire sur cet art de la scène. « Je suis Gaëlle de très près sur Facebook. Quand elle a posté l’affiche, je me suis dit pourquoi ne pas tenter ma chance. Je l’ai donc contactée tout de suite et je lui ai fait part de mon intention », se rappelle l’ancienne choriste de Darline Desca sur l’album « Rendez-vous ». Après la formation, la féministe propose à Banacheca de la rejoindre dans son prochain spectacle, « Limyè ». Ce qu’elle accepte tout de go.

Timide comme une biche, les séances de répétition ne se sont pas révélées aisées pour la mémorante de la Faculté de linguistique appliquée. « C’était vraiment difficile pour moi, à cause de ma timidité. Pire encore, je ne faisais que mes premiers pas dans le théâtre. Hors, Gaëlle est très exigeante. À un certain moment, j’ai failli tout laisser tomber. Je doutais de mes capacités à assouvir ses exigences, vu que j’avais des difficultés d’adaptation par rapport aux autres filles », explique Banacheca Pierre. De fait, mademoiselle s’est infligée des heures supplémentaires à répéter chez elle devant son miroir. « Une fois, ma mère m’a surprise et m’a demandé pourquoi grimacer autant », se souvient-elle en riant.

La persévérance de la coordonnatrice de Youth Ambassador Program a quand même porté fruit.  En dépit du stress qui tenaillait ses entrailles lors de la première représentation de « Limyè » au Yanvalou, l’ancienne élève du Lycée national de Pétion-Ville parvient toutefois à tenir son rôle. « J’ai vécu une expérience extraordinaire sur scène. Moi qui ne suis pas de nature à exprimer mes sentiments, je suis parvenue à me prononcer sur la situation de mon pays. « Limyè » a changé ma vie en ce sens. J’ai pu utiliser ma voix afin de transmettre un message », confie celle qui a suivi des cours de journalisme à l’Institut francophone de journalisme (IFJ).

Désormais éprise de théâtre, l’aînée d’une famille de quatre filles décide de prendre des cours à Arom Théâtre. « Vraiment, il n’est pas trop tôt. J’aurais dû m’y mettre depuis bien longtemps », affirme-t-elle. Déterminée, le manque d’encadrement et d’infrastructures n’auront pas raison de l’engouement et de la passion de Banacheca Pierre. « Je veux devenir une grande comédienne », dit-elle résolument. L’artiste invite les jeunes à s’armer de courage et à se lancer dans leurs projets. Malgré tout. « Ne vous attardez pas sur les accompagnements. Sinon vous ne parviendrez jamais à atteindre vos ambitions. »



Réagir à cet article