Stanley Louis, Monsieur Cutimages

PUBLIÉ 2019-01-11
Les vidéos défilent à longueur de journée sur nos petits écrans. On connaît l’artiste, on le voit, mais reste toujours dans l’ombre l’instigateur du clip, celui qui a conçu le produit, le réalisateur. Stanley Louis est l’un de ces façonniers restés dans l’ombre. Réalisateur et vidéographe depuis 2013, le boss de CutImages est l’homme derrière de nombreuses vidéos. « M p ap pran sa nan men w » de Cadillac, « M konnen »de Ded Kra-Z ou encore « Sa w te konprann ? » de Brital et la meringue carnavalesque de Rèv en 2017 sont tous des courts-métrages signés CutImages.


Stanley Louis a fait ses débuts en vidéographie à Télémax grâce à un ami professeur de vidéographie. « J’ai toujours aimé la vidéographie. En 2012, j’ai commencé à fréquenter les locaux de la chaîne 5 avant sa fermeture, et c’est là que j’ai appris les bases de ce métier », explique celui qui a dû travailler comme un forcené des années durant avant de décrocher de grands contrats. « Dès le départ, j’ai voulu réaliser des vidéos pour les artistes de renom, mais ce n’était pas une évidence pour un novice comme moi ; il fallait que je fasse mes preuves d’abord », affirme Stanley en ajoutant que dans ce domaine il est plus que difficile de se faire un nom.

« Ce sont les vidéos que tu as déjà produites qui amèneront d’autres artistes à toi », confie le natif de Carrefour. Ainsi on comprend que tout n’était pas rose pour le jeune réalisateur qu’il était à cette époque-là. « C’était très difficile au départ. Je ne m’attendais pas à tous ces défis. Je n’avais pas le matériel sophistiqué adéquat et je devais faire avec », se rappelle tristement le vidéographe qui a par la suite beaucoup investi pour se procurer des gadgets à la pointe de la technologie. Donc sa carrière ne débutera véritablement qu’en 2016 lorsqu’il produit une vidéo pour l’artiste D-Shine et ouvre CutImages.

Avec CutImages, c’est un nouveau tournant pour le metteur en images qui voit sa carrière décoller véritablement. « C’est la concrétisation d’un rêve. J’adore ce que je fais. J’ai un sentiment de bien-être lorsque je monte un clip », révèle le père de famille qui vise aussi le cinéma et compte effectuer des études en effets spéciaux. « Je veux apporter quelque chose de différent dans le cinéma en Haïti », explique Stanley qui se voit déjà dans la peau d’un des plus grands réalisateurs haïtiens dans les prochaines années. Également, il voit son entreprise CutImages reconnue internationalement.



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